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Écrit par : Régis BLACHÈRE
À la différence des autres poètes de son temps, al-‘Abbās s'est refusé à n'être qu'un amuseur ou un panégyriste. Il est plutôt le chantre de l'amour, de l'espérance qui le voit naître, des déchirements qui le voient finir. Toutefois cet élégiaque demeure dans les limites de l'« esprit courtois » dont il est, après Bassār, et bien plus que Muslim, ... Lire la suiteÉcrit par : Gérard LECOMTE
Écrit par : André MIQUEL
Sans doute l'exil compte-t-il au nombre des grandes voix de la poésie universelle. Le mérite d'Abū Firās fut de renouveler, sur ce mode, les thèmes traditionnels du lyrisme arabe, ou du moins certains d'entre eux. Ses accents très personnels, remarquablement accordés à une brève existence de bravoure et de malheurs, lui ont valu, dès le Moyen Âge ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Le poète aveugle de l'Islām, Abū l-‘Alā' al-Ma‘arrī, fait entendre, vers l'an 1000, une voix singulière : misanthrope et réformateur, musulman sincère et penseur audacieux, détaché des honneurs officiels et passionné de gloire personnelle, le personnage est à coup sûr attachant, unique en tout cas dans la littérature arabe, même si ses accents ret ... Lire la suiteÉcrit par : Régis BLACHÈRE
Écrit par : Régis BLACHÈRE
De son nom ‘Ali ibn al-Ḥusayn, un des plus célèbres humanistes arabes du xe siècle, né à Ispahan, mort à Bagdad. Ses études dans cette ville portèrent à la fois sur les sciences religieuses et sur ce vaste domaine nommé adab qui recouvre à la fois la littérature, l'histoire, la géographie et même la musicologie. Une gr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-C. VADET
Issu de la dynastie kurde des Ayyūbides fondée par Saladin, Abū l-Fidā naquit à Damas où son père s'était réfugié pour fuir l'invasion des Mongols. Hamat, aux pieds de l'Anti-Liban, sur le territoire de l'antique Coelo-Syrie, était depuis cinq générations le fief de sa famille. Il en devint le prince à partir de 1340 (710 de l'hégire), en vertu d' ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe de la tribu des Thaqīf du Ḥidjāz. Abū Miḥdjān s'opposa d'abord, avec sa tribu, à la prédication de Mahomet, avant de se convertir en 631 et de combattre, brillamment assure-t-on, aux côtés des troupes musulmanes. Cela ne l'empêcha pas d'avoir maille à partir avec l'autorité califale, et il fut plusieurs fois expulsé du Ḥidjāz parce qu' ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La mémoire culturelle arabe retient Abū Nuwās comme l'un de ses plus grands poètes, lui dont l'origine était persane par sa mère, dont la vie se passa à braver les règles de l'éthique dominante, et dont l'art enfin prit le contre-pied de l'académisme, bientôt et pour longtemps triomphant. Ces trois traits le situent au cœur des tensions qui désign ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Nous ne savons presque rien de la vie d'Abū Tammām, alors qu'il fut le commensal d'un calife. Grand classique, il s'attire cependant les foudres des maîtres de la critique médiévale qui tiennent son écriture pour le modèle de l'anti-poésie arabe. Ainsi, sa fortune doit autant à son talent, qui fut grand, qu'aux controverses théoriques qu'il provoq ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
L'un des plus brillants panégyristes persans du xiie siècle. Anvarī passe sa jeunesse à Tūs, où il étudie la littérature, les mathématiques, la philosophie et la métaphysique. Admis à la cour du sultan seldjūkide Sandjār, il jouit de grandes faveurs. Durant la captivité de son protecteur, il compose une élégie célèbre, Larm ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Abū l-Rayḥān Muḥammad b. Aḥmad al-Bīrūnī (ou Bērūnī) naquit à Kāth, capitale du Khwārizm, ou peut-être dans un faubourg d'où il aurait tiré son nom de Bīrūnī (persan : bīrūn, à l'extérieur). Selon A. M. Belenitski, il serait issu d'une famille pauvre et artisanale (il fait lui-même allusion à la gêne qu'il connut étant jeune, et il parle ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
La culture arabo-islamique connaît, au iie siècle de l'hégire, une période de haute élaboration, lorsqu'elle entreprend de réaliser la synthèse des éléments qui la constituent. Une dynastie nouvelle fonde Baġdād qui, très vite, draine vers elle les hommes les plus remarquables de l'empire. Un pouvoir théocratique jette les base ... Lire la suiteÉcrit par : Eva de VITRAY-MEYEROVITCH
Poète persan né à Balkh, dans le Khorasan, mort à Konya, où son père, Bahā al-Dīn Walad, théologien éminent, avait été invité par le sultan seldjoukide à diriger une madrasa. Après avoir passé plusieurs années d'études à Alep et à Damas, où il rencontra sans doute Ibn al-‘Arabī, Djalāl al-Dīn s'installe à Konya, où il enseigne la jurisprudence et ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Poète arabe, Djamīl b. ‘Abd Allāh b. Ma‘mar al-‘Udhrī est un représentant exemplaire de la poésie d'amour ‘udhrite. Avant lui, les poètes n'abordent la poésie amoureuse que dans le prologue de la qaṣīda ; il crée la tradition littéraire des poèmes d'amour exprimant des sentiments chastes et idéalisés qui rappellent l'amour platonique des ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe du Yamāma, Djārīr b. ‘Atiyya b. al-Khaṭafā b. Badr illustre la grande tradition de la poésie bédouine, et reste avant tout le chantre de sa tribu et de la confédération des Qays, ou Arabes du Nord. Parallèlement, il mène une carrière de panégyriste et prononce l'éloge de princes locaux d'abord, celui des souverains umayyades ensuite. I ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Célèbre poète arabe né au Yamāma. Très jeune encore, Tammām ibn Ghālib al-Farazdaq se signale à l'attention de sa tribu par son talent, et entame une très longue carrière de panégyriste et de satiriste dont les péripéties seront nombreuses. Son but est de devenir le protégé de la dynastie régnante, les Ummayades. Sa fortune, quelquefois changeante ... Lire la suiteÉcrit par : Louis BAZIN
Arabes, Persans et Turcs (Azéris ou Ottomans) se sont accordés pour reconnaître en Fouzoûlî l'un de leurs plus grands poètes « classiques ». La critique moderne le considère unanimement comme l'un des auteurs les plus brillants et les plus représentatifs de la littérature islamique du xvie siècle. Lettré accompli d'origine turq ... Lire la suiteÉcrit par : Mohammad Hassan REZVANIAN
S'il est vrai que des affinités de pensée lient étroitement les écrivains majeurs d'un pays et le peuple auquel ils appartiennent, Ḥāfiẓ peut être considéré comme un exemple particulièrement remarquable à cet égard dans la littérature persane. Au mépris des contraintes religieuses et sociales qui sévissaient à cette époque de fanatisme et d'obscur ... Lire la suiteÉcrit par : Georges C. ANAWATI
Attachante figure, à la vérité, que celle d'al-Ḥallādj, mystique musulman mort sur un gibet, à Bagdad, pour avoir chanté l'amour de Dieu en des termes que l'islam officiel jugea blasphématoires. Depuis que Massignon lui consacra, en 1922, son livre monumental, sa personne se profile, à la fois sublime et pathétique, derrière toutes les grandes étu ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Grammairien et écrivain arabe, né en 1054 près de Bassora (Irak), mort en 1122 à Bassora. Les œuvres d’Abū Muhammad al-Qāsim ibn ‘Ali al-̣Harīrī, plus connu sous le nom d’al-Harīrī, comprennent un long poème sur la grammaire (Mulhat al-i’rab fi al-nahw) accompagné d’un commentaire, et un ouvrage sur le mauvais usage de l’arabe ( ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe de la tribu médinoise des Khazradj, Ḥassān ibn Thābit serait né vers 563. Il composa plusieurs éloges en l'honneur des souverains Ghassanides de Syrie et Lakhmides de Ḥīra. On ignore la date et les circonstances de sa conversion à l'islam. Parmi les poèmes qui lui sont attribués, on trouve un thrène à la gloire des martyrs musulmans de ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe, Djarwal b. Aws al-Ḥuṭay'a se convertit à l'islam avec sa tribu, mais il est permis d'avoir des doutes sur la sincérité de sa conversion. Il apostasie, en effet, sous le califat d'Abū Bakr, successeur de Mahomet, et est emprisonné sous le calife ‘Umar b. al-Khaṭṭāb. Il mène une carrière de panégyriste itinérant, s'attachant à la fortun ... Lire la suiteÉcrit par : Georges BOHAS
Poète ṣūfi. Si l'on excepte deux pèlerinages qu'il a faits à La Mecque, ‘Umar b. Alī (Sharaf al-dīn) Abū l-Qāsim al-Miṣrī al-Sa‘ di Ibn al-Fāriḍ mène une vie de retraite sur les collines voisines du Caire, ville où il est né et dans laquelle il revient à la fin de sa vie. « D'une magnifique indépendance de caractère, assez riche, matériellement, po ... Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
Célèbre prosateur arabe, traducteur d'un recueil de fables indiennes, Kalīla wa-Dimna, traduites par la suite dans presque toutes les langues, Abū ‘Amr, et plus tard Abū Muḥammad, ‘Abd Allāh Ibn Rōzbih Ibn Dāduway dit al-Muqaffa‘, est surtout l'auteur d'essais sur le réformisme politique et administratif de la dynastie abbaside. D'origine ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
On connaît peu de choses de la vie d'Ibn al-Nadīm, sinon qu'il exerce à Baghdad le métier de copiste-libraire, vendant et copiant des manuscrits. Il partage avec ses anciens maîtres, al-Sīrāfī et le philosophe ‘Abū Sulaymān al-Manṭiqī, un intérêt pour la philosophie grecque, en particulier celle d'Aristote. Il appartient au cercle d' ‘Īsā b. ‘Alī, ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Écrivain de l'Espagne andalouse, célèbre par son récit de voyage (Riḥla) en Orient, Ibn Djubayr, en même temps qu'un témoin de premier ordre, devait devenir l'initiateur d'un genre littéraire aux confins du récit pur, de la géographie et de l'histoire. Né à Valence, Ibn Djubayr reçut l'instruction solide et classique que lui devait son ap ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Philologue, lexicographe et poète d'Iraq. Originaire de Qaḥṭān, Abū Bakr Muḥammad b. al-Ḥasan al-Azdī ibn Durayd, fit ses études à Baṣra (Bassora) où d'éminents savants recueillaient auprès des Bédouins les poèmes anciens, les proverbes, les morceaux d'éloquence et le vocabulaire des tribus. Il eut pour maîtres les philologues Abū ‘Uthmān al-Ushnā ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Écrivain arabe et l'un des plus importants représentants de l'encyclopédisme qui se développa dans le cadre de l'État et du domaine mamlūk. Né à Damas, Shiḥāb al-dīn Aḥmad ibn Faḍl Allāh al-‘ Umarī appartient, par sa famille, à la bourgeoisie des fonctionnaires : il finira par remplacer son père à la tête de la chancellerie, au Caire. Ayant été un ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
L'homme désigné sous le nom d'Ibn Faḍlān est connu pour avoir participé à une ambassade chez les Bulgares de la Volga, sur l'ordre du calife ‘abbāside de Bagdad, al-Muqtadir. Le récit de cette ambassade a donné lieu à une « dépêche », Risāla (Kovalevski éd., Kharkov, 1956 ; S. Dahan éd., Damas, [1959] 1379 ; trad. franç. M. Canard, in ... Lire la suiteÉcrit par : ETIEMBLE
Dans le Libro de las banderas de los campeones, de Ibn Sa‘īd al-Maghribi, on lit (LVII) : « L'écrivain Abū Bakr Muḥammad ben ‘ Īsā ben ‘Abd al-Malik Ibn Ḳuzmān, célèbre pour ses zadjals, appartenait à une famille à la fois noble et lettrée. On me récita ces vers-ci, qui sont de lui : « Délicieuse à manger, la rave ; mais qui s ... Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
Né à Irbil (Arbèles en Mésopotamie orientale) d'une grande famille arabe, Ibn Khallikān passe la plus grande partie de sa vie en Syrie ; il exerce longtemps à Damas les fonctions de grand qādī. Il doit surtout son renom à un dictionnaire des hommes célèbres (Wafayāt al-a‘yān wa-anbā' abnā' al-zamān) qui a connu tout de suite et connaît en ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Célèbre polygraphe sunnite, Abū Muḥammad ‘Abd Allah b. Muslim al-Dīnawārī ibn Qutayba est né à Kūfa et est mort à Baghdād. Ayant reçu une bonne formation dans les diverses sciences musulmanes, il est qāḍī de Dīnawār, passe peut-être par le tribunal de la répression des abus (maẓālim) à Baṣra, puis se fixe à Baghdād, où il se consacre à l' ... Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
Écrivain de langue arabe et de souche persane, ‘Imād al-dīn Muḥammad b. Muḥammad al-Kātib al-Iṣfahānī s'établit d'abord en ‘ Irāq au service des Saldjūqides, puis en Syrie et en Égypte au service de Nūr al-dīn et surtout de Salāh al-dīn. On doit à ‘Imād al-dīn une importante anthologie des poètes arabes de son siècle, la Kharīdat al-qaṣr wa-dja ... Lire la suiteÉcrit par : Michèle ÉPINETTE
Dès la fin de ses études, Fakh ed-dīn Ebrahim ‘Irāqī mène une vie de derviche errant, se rendant successivement en ‘Irāq, en Inde, à Mūltān, où il s'attache au shaykh Bahā' ed-dīn Zakariyyā qu'il célèbre dans plusieurs de ses qaṣida. A la mort de celui-ci, ‘Irāqī prend sa succession, mais, jalousé par plusieurs de ses disciples, il décide ... Lire la suiteÉcrit par : Mostafa Ibrahim MORGAN
Écrivain, philosophe et propagandiste ismaélien, Aḥmad ibn ‘ Abd Allāh al-Karmānī, Hamīd al-dīn, surnommé Ḥuǧǧat al-‘Ārifīn, écrivit de nombreux essais de controverse contre les adversaires de l'ismaélisme, et particulièrement les Druzes : il est aussi l'auteur d'un livre théosophique, Rāḥa al-‘Aql (La Paix de la raison). Al-Karmā ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe, peut-être d'ailleurs d'origine persane. On possède peu de renseignements sur la vie d'Ibn Zayd al-Kumayt. Il aurait été maître d'école, mais sa culture est grande, il se sent du talent et il essaie de le mettre au service de la dynastie régnante des Umayyades ou de ses soutiens. Ses convictions intimes en faisaient pourtant un partisa ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe originaire du Yémen, Kuthayyir ibn ‘abd al-Raḥmān, malgré son adhésion au parti des légitimistes ‘alides, se met à la disposition des califes umayyades de Damas et compose des panégyriques en l'honneur de plusieurs d'entre eux. L'histoire et la légende, qu'on ne peut plus démêler, ont fait de lui le héros d'un roman d'amour. Une partie ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Converti tardivement à l'islām, après avoir rencontré Mahomet à Médine en 630, Labīd ibn Rabī‘a serait mort dans cette ville vers 660. Il fait partie des auteurs de mu‘allaqāt, et partage de ce fait la gloire des grands poètes arabes. Il s'inscrit dans la pure tradition de la poésie bédouine, et ses poèmes respectent les canons de la qaṣīda classi ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Personnage semi-légendaire, surnommé le Madjnūn parce qu'il devient « fou » d'amour, Qays b. Mulawwaḥ appartient à la tribu de Banū ‘Amīr. Il est le type du poète ‘uḏrî qui meurt à cause de son amour malheureux, d'où sa célébrité dans le monde islamique. Son histoire est simple : il aime une femme de sa tribu, Laylā, et en est aimé. Il lu ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Encyclopédiste et polygraphe du xe siècle, le représentant parfait, à son époque, du système culturel (adab) visant à donner à un public cultivé mais non spécialisé la somme des connaissances jugées composer le savoir. Né à Bagdad, il consacre sa vie à voyager et à écrire : on le trouve en Perse en 915, puis sur les na ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
On peut dire de la poésie arabe classique qu'elle a cessé d'évoluer dès le iiie siècle de l'hégire (ixe siècle de l'ère chrétienne). Les grands monuments de la production archaïque, notamment les mu‘allaqāt ont imposé des normes qui seront, dans l'ensemble, respectées pendant plus d'un millénaire. R ... Lire la suiteÉcrit par : Roger ARNALDEZ
Né près de Balkh, d'une famille shī‘ite, Nāsir-e Khosraw se convertit, au cours d'un voyage en Égypte fatimide, à l'ismaélisme, dont il devient un ardent propagandiste ; il a décrit de pieux poèmes à tendances didactiques, un « Livre sur le bonheur » (Sa‘ādat-namah), un « Livre de la clarté » (Rawshanā'ī-namah) et un « I ... Lire la suiteÉcrit par : Gayé PETEK-SALOM
Né dans la région de Bagdad et vraisemblablement d'origine turkmène, Nesimī est un grand poète du Divan, mais surtout un poète mystique. Le rôle de cet adepte du houroufisme fut en effet fondamental pour la propagation de cette croyance en Asie Mineure. Il connut d'ailleurs une mort atroce à cause de ses vers jugés blasphématoires et hérétiques pa ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
L'un des plus grands représentants, avec Ibn Faḍl Allāh al-‘ Umarī et Qalqashandī, de la littérature encyclopédique arabe à l'époque mamelouke. Né en Haute-Égypte, Nuwayrī appartient, par son père, au milieu bourgeois des fonctionnaires d'État et occupera lui-même divers postes en Égypte ou en Syrie. De son aveu même, il a voulu, partant de son act ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Nuwayrī, Ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī et Qalqashandī forment un trio considéré comme représentatif de la littérature arabe de l'époque mamlūke. Dernier en date des trois, Qalqashandī représente l'accomplissement parfait d'une tradition encyclopédique qui se propose à la fois la formation du fonctionnaire et, plus généralement, celle de l'honnête homme ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Encyclopédiste arabe, dont l'œuvre connut un durable succès dans l'ensemble de l'Orient musulman, autant arabe qu'iranien et turc, grâce aux traductions qui en furent faites en ces deux langues. Qazwīnī rassemble, à une époque où la compilation et l'encyclopédie sont de règle, le donné géographique de ses prédécesseurs. Mais il s'agit d'un donné a ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Encyclopédiste arabe, Qudāma est avant tout, pour la postérité, l'auteur d'une encyclopédie destinée aux fonctionnaires de la chancellerie califienne de Bagdad : le Livre de l'impôt foncier et de la technique du secrétaire (Kitāb al-kharādj wa ṣinā‘at al-kitāba, éditions partielles De Goeje, Leyde, 1889 ; A. Mak ... Lire la suiteÉcrit par : Khalifa SOUA
Penseur et l'un des plus importants écrivains de l'ismā‘ īlisme d'Iran, Abū Ya‘qūb Isḥāq ibn Aḥmad al-Sidjzī ou Al-Sejestānī est, d'après le dernier surnom qu'on lui a attribué, originaire de l'antique Sakastana, le territoire des Sakae ou Scythes, au sud de Khoratan, l'actuel Seistan ou Sistan, partagé entre l'Iran et l'Afghanistan ; mais on ne sa ... Lire la suiteÉcrit par : Christian JAMBET
Par sa philosophie de l'illumination (ishrāq), Sohrawardī a renouvelé la mystique islamique. Il interprète le monde comme l'effusion hiérarchisée des lumières immatérielles, tombant sur l'écran ténébreux de la matière. Il unit l'héritage d'Aristote et d'Avicenne à une gnose visionnaire inspirée des sages grecs et des religions de l'ancien ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Un des plus grands polygraphes de la littérature arabe et sans doute de tous les temps. Né au Caire d'un père juriste, Suyūṭī reçoit une éducation soignée. Il visite l'Égypte et accomplit le pèlerinage à La Mekke. Juriste et enseignant, il connaît la disgrâce en 1501. Il vit dès lors dans une retraite studieuse, jusqu'à sa mort. Venant à la fin de ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Poète arabe d'origine yéménite, al-Ṭirimmāḥ ibn Ḥakīm achère à une branche extrémiste de la secte des khāridjites et met à son service ses talents de tribun et de poète. Il est possible qu'il ait participé à des actions armées en Perse. Toujours en Perse, à Rayy, il aurait été maître d'école, continuant ainsi à propager ses idées. Par la suite, il ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Issu de Thaqif (près de La Mecque), Umayya Ibn Abī ṣ-Ṣalt fait partie de ces quelques personnages mystérieux qui sont appelés par le Coran et par la tradition hanifs, c'est-à-dire ceux qui, sans être chrétiens ni musulmans, ont compris le monothéisme abrahamique. Des conteurs et des sermonnaires musulmans le présentent comme un esprit anx ... Lire la suiteÉcrit par : Claude CAHEN
Membre de la famille des seigneurs de Shayzar sur l'Oronte, Usāma ibn Munqidh passe l'essentiel de son âge mûr et de sa vieillesse au service d'une succession de princes, et finalement de Salāḥ al-dīn (Saladin), laissant partout la réputation d'un lettré dans la tradition arabo-bédouine, d'un compagnon charmant, mais aussi d'un intrigant incorrigi ... Lire la suiteÉcrit par : Jamel Eddine BENCHEIKH
Prince et poète arabe d'origine syrienne. Bien que fils du calife umayyade Yazīd, Al-Walīd II ne lui succéda pas directement car son oncle Hishām devint souverain des musulmans. Al-Walīd n'accéda au trône qu'en 743 et pour peu de temps, car il fut assassiné en 744. C'est un des personnages les plus controversés et les plus attachants de la littéra ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Écrivain arabe, historien et géographe, Ya‘qūbī appartient à une famille vouée par tradition à l'administration et au shī‘isme : un de ses ancêtres, préfet d'Égypte, paya de sa vie son attachement aux descendants de la famille d'‘Alī. Comme géographe, Ya‘qūbī paraît s'inscrire, à première vue, dans la lignée des géographes administrateurs inauguré ... Lire la suiteÉcrit par : André MIQUEL
Encyclopédiste arabe, né en territoire byzantin et capturé alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Yāqūt se retrouve à Bagdad, où son maître lui fait donner une solide éducation avant de l'envoyer faire du négoce pour son compte dans les pays riverains du golfe Persique et en Syrie. Affranchi en 1199, Yāqūt partage son temps entre l'érudition et ... Lire la suite
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