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Écrit par : Claude LEFORT
Fils d'un fonctionnaire de l'administration coloniale, Ferhat Abbas reçoit une éducation française puis devient pharmacien à Sétif. Élu au conseil municipal de cette ville, il l'est ensuite au conseil général de Constantine. Il est alors partisan de l'assimilation de « l'élément indigène dans la société française ». Mais l'opposition des représent ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Robert AGERON
Abd el-Kader (en arabe : ‘Abd al-Ḳādir b. Muḥyī l-Dīn al-Ḥasanī), né en 1808 à la Guetna de l'oued al-Ḥammām, à l'ouest de Mascara (ou Mouaskar, Algérie), appartenait à une famille d'origine chérifienne qui dirigeait une zāwīya (sorte de couvent) de la confrérie des Ḳādiriyya. L'éducation religieuse qu'il reçut fit de lui un musulman myst ... Lire la suiteÉcrit par : Benjamin STORA
Alger, capitale de l'Algérie, compte en 2006 plus de trois millions d'habitants avec son agglomération. La ville, baptisée en arabe Al-Djaza'ir au xe siècle, a connu les diverses présences et dominations qui se sont succédé en Afrique du Nord au fil des siècles. L'histoire permet de lire la ville, ou plutôt les villes, l'Alger ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Robert AGERON, Jean LECA, Sid-Ahmed SOUIAH, Benjamin STORA
En 1962, les fées ont été particulièrement nombreuses à se presser autour de l'Algérie. L'« exemplarité » de la lutte de libération nationale, longue et violente, ravissait ceux qui ne voient de progrès humain que dans l'action de l'« accoucheuse de l'histoire » et en attendent la destruction du vieux monde. La finesse diplomatique dont avaient té ... Lire la suiteÉcrit par : George JOFFÉ
L'année 2009 est marquée par l'élection présidentielle du 9 avril. L'événement a été bien préparé par le pouvoir ; des amendements constitutionnels favorisant le chef de l'État ont été promulgués par décret présidentiel le 29 octobre 2008 et approuvés à une large majorité par les deux Chambres du Parlement le 12 novembre 2008. L'un permet au prési ... Lire la suiteÉcrit par : George JOFFÉ
La situation économique de l'Algérie s'améliore en 2010 grâce à la hausse du cours du pétrole. Ce dernier avait chuté en 2008, provoquant l'année suivante une baisse de 34,1 p. 100 des recettes externes et un déficit budgétaire de 7,5 p. 100 du P.I.B., un record depuis les années 1990. La vague de grèves consécutive à la crise économique, déclench ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
le Front islamique du salut (F.I.S.), dirigé par le cheikh Abassi Madani, organise avec succès un rassemblement dans les rues d'Alger, réclamant l'organisation d'élections législatives anticipées. des dizaines de milliers de personnes manifestent dans la capitale contre la montée de l'intégrisme. Le 17, le Front de libération nationale (F.L.N.), a ... Lire la suiteÉcrit par : Bouziane SEMMOUD
Héritière de l'ancienne Hippo Regius, d'El Bouna Elhaditha et de Bône, Annaba, dont les 40 000 Européens représentaient 40 p. 100 des habitants en 1962, a dû son développement au cours de la période coloniale à un port spécialisé dans l'exportation de fer et de phosphates, drainés par rail du Sud-Est algérien, ainsi que des vins et des agrumes de ... Lire la suiteÉcrit par : Emile SCOTTO-LAVINA
Brillant sous-officier pendant la campagne d'Italie au sein des Forces françaises libres en 1945, Ahmed Ben Bella est, un an plus tard, élu conseiller municipal de Marnia (Oranie) sur une liste du parti nationaliste (P.P.A.). Parallèlement et dans la clandestinité, il est cofondateur de l'Organisation spéciale, créée pour l'action illégale contre ... Lire la suiteÉcrit par : François BURGAT
Le 14 janvier 1992, un homme de soixante-treize ans quitte à Kenitra, au Maroc, la direction d'une petite briqueterie et le semi-oubli d'un long exil pour retrouver les feux de la rampe politique algéroise. Cent soixante-cinq jours plus tard, le 29 juin 1992, Mohamed Boudiaf, né à M'sila (hauts plateaux de l'Est) tombe sous les balles de Boumarafi ... Lire la suiteÉcrit par : Emile SCOTTO-LAVINA
L'austérité, l'amour de la solitude et du travail sont les traits dominants de la personnalité de Mohammed Bou Kharouba (devenu dans la clandestinité le colonel Houari Boumediene, « grand vieux jeune homme mince et fin »), qui assume, après l'éviction de son rival Ben Bella, le 19 juin 1965, les triples fonctions de président du Conseil de la révo ... Lire la suiteÉcrit par : Benjamin STORA, Universalis
Le président de la République algérienne qui a prêté serment le mardi 27 avril 1999 est un revenant politique. Abdelaziz Bouteflika avait été écarté du pouvoir pendant près de vingt ans. Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc), de parents originaires de Tlemcen, dans l'ouest de l'Algérie, il grandit dans un milieu modeste, sa mère étant gérante d'un bai ... Lire la suiteÉcrit par : Bouziane SEMMOUD
Troisième ville d'Algérie avec 475 000 habitants en 2005, première grande ville intérieure et métropole de l'Est algérien, Constantine a été à travers l'histoire la capitale la plus constante du Maghreb central (Al-Moghreb al-awsat). À la tête du royaume numide des Massyles, dès avant Massinissa (Cirta), principale cité romaine de Numidie, évêché ... Lire la suiteÉcrit par : Robert MANTRAN
Déformation du mot turc dāyi̊, qui signifie « oncle maternel » et semble avoir été utilisé chez les Ottomans comme titre honorifique décerné aux marins qui se sont illustrés en combattant en Méditerranée. Par la suite, ce titre a désigné un officier de la milice des janissaires de Tunis et d'Alger. En 1590, une révolte de la milice amène ... Lire la suiteÉcrit par : Emile SCOTTO-LAVINA
Notaire à Koléa, conseiller général d'Alger, membre de la première Assemblée constituante française de 1946, membre puis président de l'Assemblée algérienne, Abderrahman Farès a été un des représentants les plus actifs de la bourgeoisie libérale algérienne. Imprégné de culture française, il est un moment regardé, en raison de son hostilité aux mét ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Charles BLANC
C'est la forme bédouine fellāg (d'où fellāga) du mot arabe fallāq. La racine du mot est fleg, qui signifie « déflorer », « violer » ; ou encore stefleg : « prendre le maquis ». Le terme s'applique à ceux qui échappent à une sanction, aux condamnés, aux insoumis qui se regroupent et forment des bandes ar ... Lire la suiteÉcrit par : Sayed Attia ABUL NAGA
Historien et homme d'État algérien, né en Tunisie ; il a fait ses études supérieures à al-Zaytūna de 1913 à 1915. Al-Madanī prend part au mouvement nationaliste tunisien à ses débuts et compte parmi les fondateurs du parti du Destour. Exilé en Algérie en 1924, il milite avec les ulémas algériens. Rédacteur politique de la revue Al-Shihāb ... Lire la suiteÉcrit par : Bruno ÉTIENNE, Jean-Claude SANTUCCI
« La République tunisienne constitue une partie du Grand Maghreb, à l'unité duquel elle œuvre dans le cadre de l'intérêt commun », « le Royaume du Maroc... constitue une partie du Grand Maghreb », « l'Algérie est partie intégrante du Grand Maghreb »... et « œuvre au renforcement de la coopération... »... Si toutes les Constitutions des États se so ... Lire la suiteÉcrit par : Martine MEUSY
Né dans une famille de Tlemcen et fils d'un artisan profondément religieux, Messali Ahmed (qui se fera appeler Hadj sans qu'on sache s'il a vraiment été à La Mecque) combat en France durant la Première Guerre mondiale. Il voyage ensuite beaucoup, vit longtemps en France, où il travaille comme ouvrier, suit quelques cours à la Sorbonne et rencontre ... Lire la suiteÉcrit par : Charles-Robert AGERON
Les Mozabites, population du sud de l'Algérie évaluée au début des années quatre-vingt à quatre-vingt-dix mille individus, se définissent essentiellement par leur habitat géographique, le Mzab, et par leur doctrine religieuse : aux yeux des musulmans orthodoxes, ce sont des membres de la secte ibāḍite. Dans le Maghreb, leur type physique, leurs ac ... Lire la suiteÉcrit par : Bouziane SEMMOUD
Malgré un passé urbain reconnu (25 000 hab. au xvie siècle mais seulement 9 000 en 1830), Oran doit au capitalisme colonial son essor économique et démographique (275 000 hab. en 1954) et l'assise de ses fonctions régionales. Nœud de convergence d'un réseau de communications dense et principal port de l'Ouest, elle drainait l'e ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Dernier des révolutionnaires professionnels, trotskiste hétérodoxe, Michalis Raptis, plus connu sous le pseudonyme de Pablo qu'il adopte lorsqu'il prend la tête de la IVe Internationale, a été un grand agitateur international, tant par l'action que par la réflexion. Michalis Raptis est né le 24 août 1911 à Alexandrie, d'un père athénien ... Lire la suiteÉcrit par : Bouziane SEMMOUD
Ville littorale du Tell oriental algérien humide, Skikda est séparée des Hautes Plaines constantinoises et de la métropole de l'Est par une vaste dorsale allongée d'ouest en est. L'oued Saf-Saf la franchit par des gorges creusées par antécédence et y forme une étroite vallée qui s'élargit à l'approche de la mer, en une petite plaine alluviale. Vil ... Lire la suiteÉcrit par : André PRENANT
Capitale du Maghreb central au ixe siècle puis du xiiie au xvie siècle et enfin incluse dans l'État turc d'Alger jusqu'au début du xixe siècle, Tlemcen n'est plus qu'une ville algérienne moyenne proche du Maroc. Son site originel, gradin de travertin au pied nord d'un ... Lire la suite
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