Troisième ville d'Algérie avec 462 187 habitants en 1998, première grande ville intérieure et métropole de l'Est algérien, Constantine a été à travers l'histoire la capitale la plus constante du Maghreb central (Al-Moghreb al-awsat). À la tête du royaume numide des Massyles, dès avant Massinissa (Cirta), principale cité romaine de Numidie, évêché rebaptisé par Constantin, elle est décrite par El-Bekri et El-Idrissi comme la seule ville de la région dont la puissance économique ait survécu aux vicissitudes des xie et xiie siècles. Selon ces auteurs, la conservation de son assise foncière très étendue fut à l'origine de la permanence de sa spécificité urbaine et de sa prospérité. Elle persista, après la domination hafçide, durant la présence turque, comme chef-lieu du beylikde l'Est (notamment sous Salah-Bey) transformé, après 1830, par Ahmed-Bey, Kouloughli (descendant de Turc et d'Algérienne), en capitale d'un État d'Algérie orientale indépendant jusqu'à sa chute, après deux sièges, en 1837.
Ville de 30 000 à 40 000 habitants jusqu'alors, elle garda, même à demi détruite par la guerre et ramenée à 20 000 habitants, […]
