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4-23 août 1993

Japon. Reconnaissance des atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale

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Le 4, le gouvernement sortant de Kiichi Miyazawa publie un rapport qui reconnaît le recrutement de « femmes de réconfort » par l'armée impériale, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement nippon « présente ses plus profonds regrets et exprime ses remords à toutes les femmes qui subirent des souffrances physiques et mentales irréparables ». L'initiative est particulièrement bien accueillie en Corée du Sud, pays d'origine de la plupart des quelque deux cent mille jeunes femmes concernées. Elle constitue une première dans la diplomatie nipponne, le Japon n'ayant jamais, jusqu'alors, admis les atrocités commises par son armée au cours de la guerre.

Le 10, lors de sa première conférence de presse, le nouveau Premier ministre japonais Morihiro Hosokawa poursuit dans ce sens en qualifiant de « guerre d'agression » la politique impériale menée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est le premier à porter un jugement aussi tranché sur l'attitude de son pays durant cette période.

Le 15, date anniversaire de la défaite militaire du Japon, au cours de la cérémonie à la mémoire des victimes de la guerre, le Premier ministre présente, en présence de l'empereur, ses condoléances « aux victimes de notre action en Asie et dans le reste du monde ».

Le 23, dans son discours de politique générale devant la Diète, Morihiro Hosokawa exprime les « remords profonds » et le « repentir » de son pays pour l'« agression » commise par son pays et pour son « colonialisme » pendant la guerre. Cette déclaration suscite les protestations des libéraux-démocrates.

—  ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS

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