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3-31 août 2010

Irak - États-Unis. Fin des opérations militaires sur fond d'attentats

Le 3, un attentat à la voiture piégée à Kout, au sud de Bagdad, fait au moins trente-trois morts.

Le 7, un triple attentat à Bassora provoque la mort d'au moins quarante-trois personnes. Les violences perpétrées tout au long du week-end font au moins soixante morts dans le pays.

Le 11, le chef des forces militaires irakiennes, le général Babaker Zebari, estime que « l'armée américaine doit rester jusqu'à ce que l'armée irakienne soit prête en 2020 ». De son côté, l'administration Obama confirme que « quelques centaines » de soldats seulement demeureront en Irak après le retrait total des forces américaines, à la fin de 2011.

Le 14, le bilan des violences de la journée dans le pays s'élève à au moins cinquante-deux morts.

Le 17, un attentat contre un centre de recrutement de l'armée irakienne fait près de soixante morts dans la capitale. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier depuis le début de l'année. La piste d'Al-Qaida est privilégiée.

Le 18, les dernières troupes de combat américaines quittent le territoire. Leur retrait total était prévu pour la fin du mois. Les quelque cinquante mille soldats américains restant en Irak – contre cent quarante mille lors de l'arrivée au pouvoir du président Obama – n'assurent plus officiellement que des fonctions de formation militaire et ne participent plus aux missions de maintien de l'ordre. Ils poursuivent toutefois sur le terrain leurs opérations contre les « groupes terroristes ».

Le 24, plus d'une vingtaine d'attentats coordonnés à travers le pays causent la mort de près de soixante personnes, des représentants des forces de l'ordre pour la plupart.

Le 31, dans une allocution prononcée depuis le bureau ovale de la Maison-Blanche, le président Obama annonce que, conformément à ses engagements de campagne, « l'opération Liberté pour l'Irak est terminée » et que « les Irakiens ont maintenant la responsabilité principale de la sécurité de leur pays ». « Les États-Unis ont payé un prix énorme pour mettre le futur de l'Irak entre les mains de son peuple », ajoute-t-il. Le bilan humain de l'opération engagée en mars 2003 s'élève à 4 427 morts pour les militaires américains. Barack Obama indique que sa « tâche la plus urgente est de redresser l'économie » américaine car, affirme-t-il, « la force et l'influence de notre pays à l'étranger doivent être fermement ancrées dans notre prospérité à domicile ».

— Universalis

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