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3-13 janvier 2011

France. Soupçons d'espionnage à l'encontre de cadres de Renault

Le 3, la direction du constructeur automobile Renault décide la mise à pied « à titre conservatoire » de trois cadres supérieurs du Technocentre de Guyancourt (Yvelines). L'un d'eux, directeur de la division Amont et projets, est membre du comité de direction. Les trois cadres sont soupçonnés d'avoir diffusé des informations sensibles relatives au programme de véhicules électriques développé par l'entreprise. L'enquête interne qui les accuse a été ouverte après que le comité de déontologie a reçu une lettre anonyme, en août 2010. Les jours suivants, la piste chinoise est évoquée, ainsi que l'existence de sociétés écrans et de comptes bancaires ouverts à l'étranger.

Le 11, les autorités chinoises dénoncent des accusations « sans fondement, irresponsables et inacceptables ».

Le 13, Renault dépose une plainte contre X pour « des faits constitutifs d'espionnage industriel, de corruption, d'abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée ». Quelques jours plus tard, les trois cadres licenciés saisiront le tribunal des prud'hommes afin de contester leur licenciement pour « faute lourde », et déposeront plainte pour « dénonciation calomnieuse » ou « diffamation ».

— Universalis

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