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2-27 juillet 1993

Géorgie. Accord entre le gouvernement et les séparatistes abkhazes sous l'égide de Moscou

Le 2, les séparatistes, qui ont proclamé la souveraineté de la république d'Abkhazie en juillet 1992, et qui occupent la partie occidentale de ce territoire, lancent une gigantesque offensive en direction de Soukhoumi, la capitale régionale située sur la mer Noire, qui est aux mains des forces gouvernementales. Tbilissi accuse Moscou d'aider militairement les Abkhazes et de vouloir intégrer leur république à la Russie. En un an, le conflit a causé quelque mille trois cents morts.

Le 7, Edouard Chevardnadze, chef de l'État géorgien, décrète la loi martiale sur le territoire de l'Abkhazie.

Le 9, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. décide, à l'unanimité, d'envoyer une cinquantaine d'observateurs militaires en Géorgie lorsqu'un cessez-le-feu aura été établi en Abkhazie. C'est la première intervention des Nations unies dans une république issue de l'ex-U.R.S.S.

Le 12, les forces géorgiennes repoussent l'offensive abkhaze.

Le 27, alors que les forces gouvernementales sont à nouveau en mauvaise posture, les représentants des belligérants, qui négocient à Sotchi, en Russie, concluent un accord sous l'égide de Moscou. Celui-ci prévoit l'instauration d'un cessez-le-feu, le retrait des troupes géorgiennes d'Abkhazie et le retour des dirigeants abkhazes à Soukhoumi, ainsi que le départ de « toutes les formations militaires se trouvant dans la zone de conflit » et le déploiement d'une force d'interposition qui serait essentiellement russe. Moscou avait obtenu la signature d'un accord semblable, en juin 1992, au sujet de l'Ossétie du Sud.

— Universalis

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