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2-23 octobre 2014

Mexique. Mouvement de protestation après la disparition de quarante-trois étudiants

Le 2, quelque dix mille personnes manifestent à Chilpancingo, capitale de l'État du Guerrero, au sud de Mexico, pour dénoncer la collusion entre la police et le crime organisé concernant la disparition de quarante-trois étudiants lors d'une manifestation à Iguala, le 26 septembre, qui, selon un bilan officiel, avait fait six morts. À la suite de ces violences, des policiers municipaux et des membres présumés d'un cartel local de narcotrafiquants, Guerreros Unidos (« guerriers unis »), ont été arrêtés.

Le 5, deux membres de ce cartel avouent l'assassinat de dix-sept des étudiants disparus que la police leur aurait remis après les avoir enlevés. Le procureur de l'État de Guerrero révèle que le chef de la sécurité d'Iguala, Felipe Florez, avait demandé au cartel d'aider la police municipale à réprimer la manifestation. Felipe Florez est en fuite, tout comme le maire de la ville, José Luis Abarca.

Le 6, la gendarmerie nationale prend le relais de la police municipale pour assurer la sécurité publique à Iguala.

Le 8, des dizaines de milliers de personnes manifestent dans les grandes villes du pays pour exiger la vérité sur la disparition des étudiants. Les Nations unies, la Commission interaméricaine des droits de l'homme et Amnesty International s'inquiètent également de la disparition inexpliquée de quelque vingt-deux mille trois cents personnes dans le pays depuis sept ans.

Le 13, des manifestants incendient le palais du gouverneur et occupent la mairie de Chilpancingo. Des dizaines d'autres mairies de l'État seront occupées au cours du mois.

Le 17, la police arrête Sidronio Casarrubias, chef des Guerreros Unidos, près de Mexico.

Le 22, de nouvelles manifestations rassemblent des dizaines de milliers de personnes dans le pays.

Le 23, le gouverneur de l’État du Guerrero Angel Aguirre annonce sa démission.

— Universalis

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