1er-26 février 1993

C.E.E. - États-Unis. Litiges commerciaux et tendances protectionnistes de l'administration Clinton

Le 1er, l'administration américaine menace de fermer ses marchés publics dans les domaines des télécommunications, de l'énergie et des transports aux entreprises des pays membres de la Communauté européenne, en représailles contre une directive européenne relative aux marchés publics entrée en vigueur le 1er janvier, que les États-Unis jugent discriminatoire. Les entreprises européennes remportent 0,1 p. 100 du montant total des marchés publics américains. Les entreprises américaines ne souscrivent presque pas aux marchés publics de la C.E.E. Cette décision intervient quatre jours après le relèvement des droits de douane sur les importations d'acier en provenance de dix-neuf pays, dont certains pays de la C.E.E. Elle confirme les tendances protectionnistes de l'administration Clinton, qui s'exercent tant à l'encontre de la C.E.E. que du Japon.

Le 21, trois jours après l'annonce par la firme aéronautique Boeing du prochain licenciement de vingt-huit mille salariés, le président Clinton accuse le consortium européen Airbus de concurrence déloyale.

Le 26, toutefois, à la veille de la réunion informelle à Londres des ministres des Finances du groupe des sept principaux pays industrialisés, Bill Clinton déclare, lors de son premier grand discours de stratégie commerciale internationale, que les États-Unis doivent « se prêter au jeu de la concurrence » pour ne pas se « mettre en position de retrait ». Mais le président américain annonce aussi qu'il considère le commerce international comme prioritaire pour la sécurité économique de son pays.

— Universalis

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