12-30 octobre 1990

France. Le climat politique alourdi par des « affaires »

Le 12, l'inspecteur Antoine Gaudino, en poste à la police judiciaire de Marseille, est suspendu de ses fonctions pour « manquements graves à l'obligation de réserve » et « violation du secret de l'instruction ». Dans un livre intitulé Enquête impossible, le policier relance l'affaire des fausses factures du Sud-Est et la polémique sur le financement des campagnes électorales. Il met en cause le nouveau garde des Sceaux, Henri Nallet, qui était, en 1988, le trésorier de la campagne présidentielle de François Mitterrand.

Le 17, interpellé à l'Assemblée nationale par l'opposition, Henri Nallet se défend d'être, dans cette affaire, et en raison de ses nouvelles fonctions, à la fois juge et partie. Le même jour, le bureau exécutif du P.S. place en congé de parti Jean-Michel Boucheron, député de Charente, ancien maire d'Angoulême, où des irrégularités dans la gestion municipale, l'existence d'un réseau de fausses facturations en faveur du P.S. et un climat général d'« affairisme » ont été constatés dans un rapport de la chambre régionale des comptes de Poitou-Charentes.

Le 30, le ministre de l'Intérieur se déclare favorable à la création, demandée une semaine plus tôt par l'opposition, d'une commission de contrôle parlementaire sur les Renseignements généraux (R.G.). Il s'agit, pour le ministre de l'Intérieur, de marquer sa volonté de jouer la transparence après la mise en cause des R.G. dans l'enlèvement de Joseph Doucé, pasteur déchu et militant homosexuel, dont le corps a été retrouvé, le 18, en forêt de Rambouillet.

— Universalis

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