WAKAMATSU KŌJI (1936-2012)

Enfant terrible du cinéma japonais des années 1960 et 1970, Wakamatsu Kōji dirigea plus de cent films indépendants influencés par son profond rejet de l'autoritarisme.

Wakamatsu Kōji naît le 1er avril 1936 dans la préfecture de Miyagi, au Japon. Après une adolescence bagarreuse et un court séjour en prison, il commence à tourner des pinku eiga (« films érotiques ») à la chaîne, comme Taiji ga mitsuryō suru toki (1966, Quand l'embryon part braconner), qui évoque une femme devenue l'esclave sexuelle de son employeur sadique, et Yuke yuke nidome no shojo (1969, Vierge violée cherche étudiant révolté). Il réalise ensuite au Liban, au côté de Adachi Masao, le documentaire Sekigun-P.F.L.P. : Sekai sensō sengen (1971, Déclaration de guerre mondiale : Armée rouge, Front de libération palestinien), sur les militants du groupe maoïste et du Front populaire de libération de la Palestine. Revenu au Japon, il produit L'Empire des sens, de Oshima Nagisa (1976). Parmi sa production ultérieure, il faut faire une place à part à Jitsuroku Rengo Sekigun : Asama sanso e no michi (2009, United Red Army). Sélectionné aux festivals de Berlin et de Tōkyō, ce film évoque la dérive sectaire des mouvements japonais d'extrême gauche au cours des années 1970. Mentionnons également Kyatapirā (2010, Le Soldat Dieu), nommé pour l'ours d'or à Berlin, 11.25 jiketsu no hi : Mishima Yukio to wakamono-tachi (2012, « 25 novembre : le jour où Mishima choisit son destin »), biographie filmée du romancier Mishima Yukio sélectionnée dans la catégorie « Un certain regard » au festival de Cannes, et Sennen no yuraku (2012, The Millennial Rapture), présenté à la Mostra de Venise. Wakamatsu Kōji remporte le prix du réalisateur asiatique de l'année lors du festival de Busan (Corée du Sud) en 2012. Il meurt quelques jours plus tard, le 17 octobre 2012, à Tōkyō.

—  Patricia BAUER

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  • Hubert NIOGRET
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Dans le chapitre « La fin d’une époque »  : […] en 2013 et 2012, d’Oshima Nagisa, chef de file de la nouvelle génération, et de Wakamatsu Koji, trouble-fête du cinéma de genre et provocateur politique. Shinoda Masahiro et Yoshida Koji (anciennement Yoshishige), maintenant octogénaires, ne tournent plus. Le cinéma classique a disparu en 2008 avec son dernier représentant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/japon-arts-et-culture-le-cinema/#i_54888

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Patricia BAUER, « WAKAMATSU KŌJI (1936-2012) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/wakamatsu/