VANCOUVER (JEUX OLYMPIQUES DE) [2010]Contexte, organisation, bilan

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Du 29 juin au 4 juillet 2003, le C.I.O. tient à Prague sa cent quinzième session : l'élection de la ville d'accueil des XXIes jeux Olympiques d'hiver en 2010 et l'adoption de cent dix-sept recommandations présentées par la commission d'étude des jeux Olympiques, visant à réduire le coût et la taille des Jeux, sont à l'ordre du jour. Pour les Jeux d'hiver, Berne ayant retiré sa candidature en septembre 2002, trois villes demeurent en lice : Pyeongchang (Corée du Sud), Salzbourg (Autriche) et Vancouver (Canada). Au second tour de scrutin, Vancouver est désignée, par cinquante-six voix, contre cinquante-trois pour Pyeongchang.

Le 30 septembre 2003, le comité de candidature instauré en 1998 se transforme en Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver (Covan), Jack Poole, âme du succès de la capitale portuaire de la Colombie-Britannique, est nommé président – emporté par un cancer le 23 octobre 2009, il ne pourra pas savourer sa réussite –, John Furlong, cheville ouvrière du projet, assure la direction générale. Les sites des compétitions sont choisis : ils se répartissent entre Vancouver, Richmond (une commune du Grand Vancouver), Cypress Mountain (dans le domaine skiable de West Vancouver) et Whistler, une station de sports d'hiver de la chaîne Côtière située à 120 kilomètres au nord de Vancouver.

À Vancouver même, le Canada Hockey Place (dix-huit mille trois cents places) est le théâtre des principaux matchs du très attendu tournoi de hockey sur glace (quelques rencontres se déroulent à l'U.B.C. Thunderbird Arena, six mille huit cents places), le Pacific Coliseum (quatorze mille deux cents places) accueille les épreuves de patinage artistique, le Centre olympique de Vancouver (cinq mille quatre cents places) est dédié au curling. Par ailleurs, les cérémonies d'ouverture et de clôture ont lieu pour la première fois dans une enceinte couverte : le B.C. Place Stadium, le plus grand stade à dôme gonflable d'Amérique du Nord, qui peut recevoir cinquante-cinq mille spectateurs. Toujours à Vancouver, un village olympique est implanté dans le quartier de False Creek, en bordure du littoral, près du centre-ville, à l'emplacement d'une zone industrielle désaffectée : il se compose de petits immeubles construits selon le standard écologique LEED (Leadership in Energy and Environnmental Design), qui garantit la durabilité ; il peut loger trois mille personnes et deviendra un quartier résidentiel après les Jeux. L'Anneau olympique de Richmond (sept mille six cents places) est édifié spécialement pour les Jeux sur les rives du fleuve Fraser, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Vancouver : il accueille les compétitions de patinage de vitesse ; son coût est estimé à 178 millions de dollars canadiens (123 millions d'euros).

Finale du tournoi de hockey sur glace des jeux Olympiques de Vancouver (2010) : Canada-États-Unis

Photographie : Finale du tournoi de hockey sur glace des jeux Olympiques de Vancouver (2010) : Canada-États-Unis

Comme un symbole, les jeux Olympiques de Vancouver, en 2010, dominés par les concurrents d'Amérique du Nord, se terminent par un affrontement entre le Canada et les États-Unis, qui se disputent la médaille d'or dans le tournoi de hockey sur glace. Le Canada Hockey Place est archicomble, des... 

Crédits : Jamie Squire/ Getty Images

Afficher

Le second centre névralgique des Jeux est le site de Whistler. Les compétitions de ski alpin ont lieu à Whistler Creekside : les épreuves masculines se déroulent sur la redoutable piste Dave-Murray, les épreuves féminines sur la difficile piste de Franz. Le Parc olympique de Whistler, situé dans la vallée Callaghan, accueille toutes les épreuves nordiques : 14 kilomètres de pistes sont aménagées pour les compétitions de ski de fond et de biathlon, deux tremplins de saut à skis sont construits ; ces infrastructures coûtent quelque 118 millions de dollars canadiens (81 millions d'euros). Le Centre de glisse de Whistler est le cadre des compétitions de bobsleigh, de luge et de skeleton : une piste de 1 450 mètres de longueur et de 152 mètres de dénivelé est édifiée pour 104 millions de dollars canadiens (72 millions d'euros). Un joli village olympique est implanté le long de la rivière Cheakamus, tout près des sites de compétitions de Whistler : il peut accueillir près de trois mille personnes. Enfin, les épreuves de ski acrobatique se déroulent à Cypress Mountain.

Les droits de retransmission télévisée connaissent une importante hausse : alors qu'ils se montaient à 831 millions de dollars en 2006, ils se situent à 1,128 milliard de dollars (823 millions d'euros), dont 820 millions de dollars versés par la chaîne américaine N.B.C. (en fait, cette dernière a négocié des droits globaux pour Vancouver 2010 et Londres 2012, pour 2,2 milliards de dollars), diffuseur exclusi [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 5 pages

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

Classification

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « VANCOUVER (JEUX OLYMPIQUES DE) [2010] - Contexte, organisation, bilan », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/vancouver-jeux-olympiques-de-2010-contexte-organisation-bilan/