VALENTINIEN Ier (321-375) empereur romain (364-375)

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L'empereur Julien fut tué au combat en 363. Un chrétien modéré, pris dans les rangs des militaires pannoniens, fut désigné pour lui succéder : Jovien. Mais ce ne fut qu'un bref intermède, car le nouvel empereur mourut très vite.

En 364, les officiers et quelques hauts fonctionnaires choisirent Valentinien pour assurer la succession ; ce personnage et son règne illustrent bien l'époque que l'on appelle maintenant l'« Antiquité tardive ». Âgé de quarante-quatre ans, le monarque ressemble beaucoup à son prédécesseur : il vient de Pannonie, a fait carrière dans l'armée et est considéré comme un orthodoxe tolérant ; il a la réputation d'être énergique et honnête, mais coléreux. En outre, il a acquis assez de culture pour distinguer le talent d'Ausone, qu'il donne comme précepteur à son fils Gratien. Immédiatement, il prend comme associé son frère Valens, âgé de trente-six ans, qui était, lui, un arien fanatique ; il lui confie l'Orient et garde pour lui l'Occident. Désormais il existe un empire mais il y a deux empereurs. Chacun vit avec sa cour (celle de Valentinien se trouve à Milan) et dispose d'une armée distincte. Le pouvoir, toujours absolu, présente un triple aspect : politique, religieux et militaire (Dieu donne la victoire au monarque, manifestant ainsi son appui).

Les choix de Valentinien sont en général bien acceptés. Il essaie d'abord de gouverner en harmonie avec le Sénat : il institue un avocat du Sénat, le defensor Senatus, et veille à ce que les préfets de la ville soient recrutés au sein des grandes familles romaines, en faisant alterner païens et chrétiens. Mais une affaire de magie détériore la situation, et des persécutions, qui se traduisent par des exécutions, éclatent à partir de 369 ; elles provoquent l'hostilité d'Ammien Marcellin qui est très lié au clan aristocratique. Valentinien allège les charges des curiales en transférant à l'État certaines de leurs responsabilités fiscales ainsi que l'entretien du cursus publicus, la poste officielle. Il essaie aussi de s'appuyer sur la plèbe en créant une sorte d'avocat des pauvres, le


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GRATIEN (359-383) empereur romain (375-383)

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Empereur romain né en 359 à Sirmium, province de Pannonie (auj. Sremska Mitrovica, en Serbie), mort le 25 août 383 à Lugdunum (auj. Lyon). À l'âge de huit ans, Gratien (Flavius Gratianus Augustus) est proclamé auguste par son père, Valentinien I er , qui espère assurer sa succession au trône sans accroc. Gratien partage ainsi le pouvoir avec son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gratien-359-383-empereur-romain-375-383/#i_42401

ROME ET EMPIRE ROMAIN - L'Antiquité tardive

  • Écrit par 
  • Yann LE BOHEC, 
  • Paul PETIT
  •  • 5 457 mots
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Dans le chapitre « La fin de l'Empire unifié »  : […] Après Jovien, mort accidentellement en février 364, régnèrent deux frères, Valentinien en Occident, Valens en Orient, des officiers pannoniens choisis par l'état-major. Valentinien, bon général, autoritaire, coléreux et patriote, défendit la Gaule avec succès, en fortifia la frontière remarquablement, et donna à l'administration un caractère et une hiérarchie militaires très prononcés. Il entra e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rome-et-empire-romain-l-antiquite-tardive/#i_42401

Pour citer l’article

Yann LE BOHEC, « VALENTINIEN Ier (321-375) - empereur romain (364-375) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/valentinien-ier/