BACH THOMAS (1953-    )

Ancien escrimeur, avocat d’affaires, l’Allemand Thomas Bach est devenu en septembre 2013 le neuvième président du Comité international olympique (C.I.O.), succédant au Belge Jacques Rogge, à l’issue d’un vote sans surprise.

Thomas Bach

Thomas Bach

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L'Allemand Thomas Bach, lors de la cent vingt-cinquième session du C.I.O, en septembre 2013 à Buenos Aires. Élu président par ses pairs à cette occasion, il prend la tête d'une organisation qui est un pôle diplomatique et financier incontournable sur le plan mondial. 

Crédits : A. Dedert/ dpa/ Corbis

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Un sportif engagé

Thomas Bach est né le 29 décembre 1953 à Wurtzbourg (Bavière), dans une famille de marchands de tissus. Il s’essaye au football, au tennis, puis commence l’escrime à Tauberbischofsheim (Bade-Wurtemberg), dans un club qui va devenir une référence de ce sport et une pépinière de champions sous l’impulsion d’Emil Beck, un maître d’armes novateur. Il choisit rapidement le fleuret. Le jeune garçon intègre l’équipe nationale à vingt ans, tout en effectuant des études de droit. En 1976, aux jeux Olympiques de Montréal, il remporte la compétition de fleuret par équipes. L’année suivante, il est couronné champion du monde dans la même épreuve. Il se prépare en vue des Jeux de Moscou en 1980, où il compte bien briller. Mais le président des États-Unis Jimmy Carter décrète que son pays boycottera ces Jeux pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan par l’Armée rouge, et il appelle ses alliés à faire de même. Thomas Bach, sorte de porte-parole des sportifs de son pays, multiplie alors les plaidoyers pour éviter que la république fédérale d’Allemagne réponde favorablement à la demande des États-Unis. Peine perdue : le chancelier Helmut Schmidt décide rapidement que son pays s’alignera sur la position américaine et boycottera les Jeux de Moscou. Très déçu, Thomas Bach décide, à vingt-sept ans, d’arrêter la compétition.

Mais ses prises de position fermes et son fort tempérament ont séduit Juan Antonio Samaranch, élu président du C.I.O. en juillet 1980. En 1981, lors du congrès olympique de Baden-Baden, Juan Antonio Samaranch décide de créer une commission des athlètes au sein du C.I.O. : Thomas Bach est un des six premiers membres de celle-ci. Thomas Bach se lance aussi dans la vie active : il est un proche collaborateur d’Horst Dassler, le P.-D.G. d’Adidas, de 1984 à la mort de celui-ci, en 1987. Horst Dassler étant un ami de Juan Antonio Samaranch, Thomas Bach saisit l’occasion de s’ancrer dans le mouvement olympique. Il devient ensuite un avocat d’affaires influent.

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  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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JEUX OLYMPIQUES

  • Écrit par 
  • Jean DURRY, 
  • Pierre LAGRUE, 
  • Alain LUNZENFICHTER
  • , Universalis
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Dans le chapitre « Le CIO, une organisation à l'échelle mondiale »  : […] internationale. Lorsque le Belge Jacques Rogge succède à Juan Antonio Samaranch, le 16 juillet 2001, le CIO est devenu une entreprise gérée comme une multinationale et un pôle d'influence diplomatique et financier incontournable, ce qui est toujours vrai lorsque l’Allemand Thomas Bach prend la suite de Jacques Rogge, le 17 septembre 2013 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques/#i_55308

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « BACH THOMAS (1953-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/thomas-bach/