SOLEIL SYNCHROTRON

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SOLEIL, opérant à 2,75 GeV (gigaélectronvolts), s'adresse à une large communauté d'utilisateurs dont les besoins vont des photons de basse énergie (infrarouge [IR], vacuum-ultraviolet [VUV, ultraviolet sous vide]) aux rayons X. On a tenu compte également de certaines spécificités des équipes françaises comme l'utilisation de la nature pulsée du faisceau pour les études de dynamique, tant dans le domaine VUV que dans celui des X. Dans le domaine des X, SOLEIL représente une source remarquable qui recouvre le champ d'investigation de l'E.S.R.F. aux environs de 10 keV (kiloélectronvolts), domaine où la demande est en forte progression, en particulier pour les besoins de la cristallographie des protéines.

Il est maintenant possible de concevoir des onduleurs encore plus performants en installant des aimants permanents sous vide, permettant ainsi de réduire l'entrefer et donc d'augmenter leur domaine d'application. C'est ainsi que l'on peut atteindre une brillance de 1019 à 20 keV. Grâce à ses longues sections droites permettant, d'une part, d'insérer des onduleurs de grandes périodes (photons de basse énergie) et, d'autre part, des onduleurs « minigap » (photons de haute énergie), SOLEIL parvient à offrir des qualités de faisceau exceptionnelles à toutes les communautés scientifiques concernées.

Le programme scientifique de SOLEIL a fait, en 1999, l'objet d'une argumentation détaillée et de nombreuses évaluations, qui ont abouti à la décision de sa construction en 2001, démarrée en 2002 à Gif-sur-Yvette (Essonne). Un large accent est donné à l'imagerie, grâce aux progrès récents en optique X et/ou optique électronique permettant de visualiser des détails à l'échelle nanométrique. Cela est réalisé sur des montages installés provisoirement dans d'autres centres européens et qui seront très prochainement rapatriés à SOLEIL (ligne Lucia [Line for the Ultimate Characterisations by Imaging and Adsorption] à la S.L.S. [Swiss Light Source] en Suisse et montage X.P.E.E.M. [X PhotoEmission Electron Microscope] à Elettra en Italie).

Les dix premières lignes de lumière ont été mises en service fin 2006-début 2007. La durée d'exploitation est prévue pour au moins vingt-cinq ans.

—  Marie-Paule LEVEL, Paul MORIN

Écrit par :

  • : directrice adjointe, division sources, synchrotron SOLEIL
  • : directeur scientifique adjoint, division expériences, synchrotron SOLEIL

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«  SOLEIL SYNCHROTRON  » est également traité dans :

SYNCHROTRON RAYONNEMENT

  • Écrit par 
  • Yves FARGE, 
  • Marie-Paule LEVEL, 
  • Paul MORIN, 
  • Yves PETROFF
  •  • 2 420 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre «  Les origines  »  : […] Le principe du rayonnement qu'émet un électron en mouvement apparaît pour la première fois dans un ouvrage de J. Larmor en 1897 en ce qui concerne les électrons non relativistes, puis dans les ouvrages de A. Lienard et E. Wiechert en 1898 pour les électrons de vitesse arbitraire. La mise en évidence expérimentale eut lieu, d'abord indirectement en 1946 (J.-P. Blewett) par l'observation de la varia […] Lire la suite

Pour citer l’article

Marie-Paule LEVEL, Paul MORIN, « SOLEIL SYNCHROTRON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/synchrotron-soleil/