SPECTROMÉTRIE, archéologie

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Le terme spectrométrie, étymologiquement mesure des spectres, recouvre en analyse physico-chimique un grand nombre de techniques de caractérisation des matériaux, qui comptent le nombre d'événements en fonction d'une grandeur observable. Ces méthodes analytiques visent à déterminer la composition élémentaire, isotopique, ou à identifier les structures moléculaire et cristalline des échantillons : un faisceau électromagnétique ou un faisceau de particules incident interagit avec les atomes de la matière à étudier, puis est diffracté, diffusé ou absorbé. Les conséquences ou les produits de l'interaction sont analysés par des détecteurs appropriés, adaptés à la longueur d'onde (sonore, infrarouge, visible, ultraviolet, X, γ ou encore électrons et autres particules). On visualise alors le résultat sous la forme d'un spectre, qui traduit la variation d'intensité du rayonnement détecté en fonction de la longueur d'onde, de l'énergie, de la masse, etc.

Toutes ces méthodes analytiques sont appliquées en archéologie et permettent de répondre à la grande multiplicité des problèmes liés à la recherche de l'origine des matériaux, des technologies anciennes, de la datation. Citons par exemple : la spectrométrie d'émission et la fluorescence X, qui sont utilisées pour l'analyse élémentaire des céramiques, des pierres, des métaux, etc. ; la microsonde électronique, outil essentiel pour la caractérisation de très petits échantillons hétérogènes, comme la matière picturale ; la spectrométrie de masse par accélérateur pour la détermination isotopique.

—  Denis VIALOU

Écrit par :

  • : docteur ès lettres et sciences humaines, professeur de classe exceptionnelle au Muséum national d'histoire naturelle, Paris

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Pour citer l’article

Denis VIALOU, « SPECTROMÉTRIE, archéologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/spectrometrie-archeologie/