DOE SAMUEL K. (1951-1990)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Homme d'État libérien, né le 6 mai 1951 à Tuzon (Liberia), mort le 9 ou le 10 septembre 1990 à Monrovia.

Samuel Kanyon Doe, membre de l'ethnie krahn, s'engage dans l'armée à dix-huit ans. Il monte en grade et devient sergent-chef en 1979. Comme d'autres Libériens autochtones, appelés Natives, Samuel K. Doe éprouve de la rancœur envers les Américano-Libériens, descendants des esclaves noirs d'Amérique affranchis qui fondèrent la colonie du Liberia en 1822. Le 12 avril 1980, Samuel K. Doe et un groupe de soldats krahn mènent un raid contre la résidence du chef de l'État, et assassinent le président William Tolbert. Treize personnalités politiques proches de Tolbert sont ensuite jugées sommairement et exécutées.

Après ce coup d'État, Samuel Doe, promu général, établit le Conseil de rédemption du peuple (C.R.P.), composé de lui-même et de 14 officiers, pour diriger le pays. Doe suspend la Constitution jusqu'en 1984, date à laquelle une autre est approuvée par référendum. En 1985, il remporte une élection présidentielle que certains observateurs dénoncent comme frauduleuse. Il est confronté à une opposition dans le pays et à l'étranger, où son régime est souvent critiqué pour sa corruption et sa brutalité. Sa présidence est accablée par la détérioration des conditions économiques, et sa propre vie constamment menacée par des tentatives d'assassinat et des complots, qu'il réprime violemment. Ces actes, ainsi que le favoritisme du président Doe à l'égard de l'ethnie des Krahn, déclenchent une rébellion contre lui qui part de l'est du pays, à la fin de 1989. En juillet 1990, les forces rebelles menés par Charles Taylor ont atteint la capitale, Monrovia, mais Doe refuse de céder le pouvoir. Il sera capturé et assassiné quelques mois plus tard au cours de la guerre civile.

—  Universalis

Classification


Autres références

«  DOE SAMUEL K. (1951-1990)  » est également traité dans :

JOHNSON-SIRLEAF ELLEN (1938- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 730 mots

Présidente du Liberia de 2006 à 2018, Ellen Johnson-Sirleaf, économiste de formation, fut la première femme élue à la tête d'un État africain. Ellen Johnson naît le 29 octobre 1938 à Monrovia, dans une famille ayant des origines à la fois gola et allemandes. Son père est le premier Libérien africain à siéger au Parlement. La jeune fille fréquente le College of West Africa à Monrovia, et épouse, à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ellen-johnson-sirleaf/#i_15718

LIBERIA

  • Écrit par 
  • René OTAYEK
  • , Universalis
  •  • 5 445 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Une succession ratée »  : […] C'est donc un héritage relativement bon que laissait à sa mort, en juillet 1971, William Tubman. Son successeur, William Tolbert, poursuivit son œuvre. En tant que vice-président, il lui succéda automatiquement, avant d'être élu normalement en 1975. Son mandat fut tragiquement interrompu par le coup d'État d'avril 1980 dans lequel il trouva la mort. Franc-maçon, pasteur, le nouveau chef de l'État […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liberia/#i_15718

TAYLOR CHARLES GHANKAY (1948- )

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 730 mots
  •  • 1 média

Homme politique et chef de guerre, Charles Taylor fut le président du Liberia de 1997 à 2003. Exilé, il fut finalement rattrapé par la justice internationale pour sa responsabilité dans la guerre civile qui a dévasté le pays durant les années 1990 et pour les crimes commis durant la guerre civile qui faisait rage dans la Sierra Leone voisine. Né le 27 janvier 1948 au Liberia, Charles Ghankay Taylo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-ghankay-taylor/#i_15718

Les derniers événements

9-17 janvier 1990 • LiberiaViolents affrontements entre l'armée et les forces rebelles.

le régime du président Samuel K. Doe. Le 17, le gouvernement ivoirien lance un appel à l'aide internationale alors que les affrontements entre l'armée et les groupes rebelles se poursuivent et que les réfugiés (environ trente-cinq mille femmes, enfants et vieillards) continuent d'affluer en Guinée et en Côte-d'Ivoire, les deux pays limitrophes.  [...] Lire la suite

12-15 novembre 1985 • LiberiaÉchec d'une tentative de coup d'État

contestées par l'opposition. Mais une partie de l'armée reste fidèle au général Samuel K. Doe, au pouvoir depuis 1980, et, après de violents combats qui auraient fait de très nombreuses victimes, réussit à reprendre le contrôle de la capitale. Le 15, le chef des rebelles, le général Thomas Qwiwonkpa [...] Lire la suite

15 octobre 1985 • LiberiaÉlection du général Samuel K. Doe à la présidence de la République

Le général Samuel K. Doe, au pouvoir depuis le coup d'État militaire d'avril 1980, organise des élections destinées à marquer le retour à un régime démocratique. Samuel K. Doe, chef du National Democratic Party of Liberia (N.D.P.L.), est élu président de la République avec 51,05 p. 100 [...] Lire la suite

13-25 août 1983 • Israël - LiberiaReprise des relations diplomatiques

du Sinaï à l'Égypte. Du 22 au 25, le président libérien Samuel K. Doe effectue une visite officielle à Jérusalem. Un accord d'aide et de coopération est signé : des conseillers militaires israéliens pourraient être envoyés à Monrovia pour perfectionner l'entraînement de l'armée libérienne.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

« DOE SAMUEL K. - (1951-1990) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-k-doe/