ROBOTIQUE ET PSYCHOLOGIE

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Exemple simplifié d’un réseau de neurones artificiels utilisé pour contrôler les déplacements d’un robot mobile

Exemple simplifié d’un réseau de neurones artificiels utilisé pour contrôler les déplacements d’un robot mobile
Crédits : Encyclopædia Universalis France

dessin

Robot Berenson

Robot Berenson
Crédits : LabEx PATRIMA et EquipEx PATRIMEX

photographie


Vers des robots interactifs et une robotique développementale

Maintenant qu’il est possible d’obtenir des robots effectuant des tâches complexes, la question des interactions entre l’homme et le robot devient un sujet important. Tout d’abord, il paraît souhaitable que ce dernier ne réalise pas d’actions impossibles ou incompréhensibles pour un humain. Par exemple, un robot peut trouver efficace de présenter un objet à un humain sans se retourner, en passant son bras par derrière son « buste », mais de tels gestes impliquent en général l’échec de l’interaction avec l’humain. Ajouter une tête même vaguement anthropomorphique avec des yeux qui s’orientent dans la direction de ce que regarde le robot permet de faciliter l’interaction.

Robot Berenson

Robot Berenson

Photographie

Le robot Berenson a été développé au laboratoire ETIS (Équipes de traitement de l'information et des systèmes) par l'ingénieur en robotique Philippe Gaussier et l'anthropologue Denis Vidal pour questionner les visiteurs du musée du quai Branly sur l'émergence du sens esthétique et... 

Crédits : LabEx PATRIMA et EquipEx PATRIMEX

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L’humain peut ainsi lire intuitivement les « intentions » du robot et des tâches impliquant une attention conjointe entre l’homme et le robot deviennent possibles. La liste des actions qu’un robot devrait pouvoir reproduire pour interagir correctement avec un humain s’allonge tous les jours, posant la question de savoir si une description sous forme d’un ensemble limité de fonctions indépendantes est pertinente. En effet, les différents types de comportements observés pourraient résulter de propriétés émergeant des interactions dynamiques entre un petit nombre de sous-systèmes. Par exemple, dans les théories simulationnistes, la reconnaissance d’une action implique le cortex moteur pour simuler la conséquence de l’action observée. Ces questions font l’objet de nombreux débats en psychologie et en robotique. La robotique développementale ou épigénétique tente de comprendre comment un robot pourrait apprendre petit à petit une tâche qui serait trop complexe à appréhender ou à résoudre en une seule fois. Suivant la voie ouverte par les psychologues, de nombreux travaux en robotique se focalisent sur des apprentissages en interaction avec un humain (apprentissage par démonstration ou [...]

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Écrit par :

  • : professeur des Universités, responsable de l'équipe neurocybernétique du laboratoire ETIS, responsable du master Informatique et ingénierie des systèmes complexes de l'université de Cergy-Pontoise

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Pour citer l’article

Philippe GAUSSIER, « ROBOTIQUE ET PSYCHOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/robotique-et-psychologie/