GARREL PHILIPPE (1948-    )

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Fils du comédien Maurice Garrel, Philippe Garrel est né en 1948 à Paris. Il réalise son premier court-métrage à seize ans (Les Enfants désaccordés, 1964). Un couple adolescent fait une fugue, puis se dispute, à l'image des parents. Le thème originel du cinéma de Garrel, la séparation, est déjà présent. Dans le couple d'abord. Entre l'enfant et le corps de la mère. Puis avec la famille. Enfin avec la société. Anémone (pour la télévision, 1966) comme Marie pour mémoire (1967) peuvent passer pour des portraits d'une jeunesse prise entre un romantisme affecté et désespéré et les contraintes de la société, celle-ci étant figurée par Maurice Garrel, qui incarnera cette figure paternelle dans nombre des films suivants. Mais le propos de la première période du cinéma de Garrel est à la fois plus intime et plus universel. La « scène primitive » garrélienne (la séparation des parents) se prolonge dans la quête de l'enfant qui rôde autour du couple parental à la recherche de son origine : sa naissance (Le Révélateur, 1968) ou cette blessure affective qu'évoque le titre d'un autre film, La Cicatrice intérieure (1970-1971). Authentique héritier de la nouvelle vague dans cette mise en œuvre d'un « cinéma à la première personne » qu'annonçait Truffaut, Philippe Garrel l'est aussi dans le domaine économique. Sans prôner un cinéma de la pauvreté, il adapte toujours les fins aux moyens, le sujet et son traitement esthétique comme les investissements aux recettes potentielles. Introspection et économie draconienne limitent alors l'audience de ce cinéma pourtant fort éloigné de l'abstraction formelle et intellectuelle du courant expérimental. Cette matière première ultrasensible est traitée en termes également sensibles mais strictement cinématographiques à travers le phénomène chimique de la « révélation ». La pellicule, plus que le dispositif du tournage cinématographique – pourtant fréquemment présent, de La Concentration (1968) à Elle a passé tant d'heures sous les sunlights (1984) –, est la matière premi [...]

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  • : critique et historien de cinéma, chargé de cours à l'université de Paris-VIII, directeur de collection aux Cahiers du cinéma

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CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

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PARDO FRÉDÉRIC (1944-2005)

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de la contre-culture, il fait partie de la « bande de la Coupole » avec Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange et Tina Aumont, qui sera sa compagne, ainsi que Philippe Garrel. Ce dernier le conduit au cinéma : en 1968, Pardo tourne Home Movie et joue dans La révolution n'est qu'un début de Pierre Clémenti, avant d'apparaître dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/frederic-pardo/#i_9064

Pour citer l’article

Joël MAGNY, « GARREL PHILIPPE (1948-    ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-garrel/