PACTE D'ACIER

L'initiative, qui aboutit à la conclusion d'un pacte entre l'Allemagne et l'Italie, vint de Berlin. Le 28 octobre 1938, von Ribbentrop se rendit à Rome et proposa la conclusion d'une alliance. Mussolini se montra d'abord réticent, mécontent de ce que Hitler ne l'avait pas tenu informé au début de l'affaire tchèque. Mais, inquiet de l'accord franco-allemand du 6 décembre 1938 et désireux d'appuyer la campagne de revendications entamée le même mois au sujet de Nice et de la Corse, Mussolini donna l'ordre à Ciano d'écrire une lettre le 2 janvier 1939, acceptant le principe d'une alliance. Par le pacte qui fut signé à Berlin le 22 mai 1939, et qui est connu sous le nom de pacte d'acier, l'alliance était à la fois automatique et offensive. Pour quelles raisons Mussolini accepta-t-il de donner un caractère automatique aux engagements, alors que lui-même déclarait aux Allemands que l'Italie ne pourrait pas entrer en guerre avant 1943 ? Peut-être à cause du souvenir des accusations portées contre la politique hésitante de l'Italie en 1914. Quoi qu'il en soit, on sait que l'Italie n'entra pas en guerre en septembre 1939 mais seulement en juin 1940.

—  Georges-Henri SOUTOU

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Georges-Henri SOUTOU, « PACTE D'ACIER », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/pacte-d-acier/