OLÉORÉSINES

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Mélanges variés d'essences (ou huiles essentielles) et de résines, de consistance molle ou semi-liquide, partiellement volatils et entraînables par la vapeur d'eau.

Leur constitution, très variable, correspond à celle des essences et des résines. On y trouve notamment des alcools, des acides et des aldéhydes aromatiques, des esters et de nombreuses substances terpéniques.

Il faut y rattacher les baumes, oléorésines riches en acides et esters benzoïques et cinnamiques, par définition, et les gommes-résines (ou gommo-oléorésines) constituées en partie de substances polyosidiques.

Les oléorésines sont, en majorité, produites par des arbres ou des arbustes de la famille des térébinthacées, mais la principale, la térébenthine de Bordeaux, est en fait fournie par des cellules localisées le long de canaux sécréteurs situés dans l'écorce et dans la moelle d'un conifère, le pin maritime (Pinus pinaster Sol.). Sa récolte se fait par incision latérale de l'écorce (appelée gemmage) ; la térébenthine recueillie contient 20 p. 100 d'essence, 70 p. 100 de résine proprement dite et 10 p. 100 d'eau contenant diverses substances en solution. Par entraînement à la vapeur d'eau, il est possible de séparer l'essence de térébenthine, constituée essentiellement de carbures terpéniques volatils (pinènes), et la colophane, correspondant à la résine partiellement transformée par la chaleur. (La colophane est prescrite en médecine vétérinaire pour son action vésicante et est utilisée dans l'industrie pour la préparation des peintures, des vernis, des encres d'imprimerie, des savons, par exemple.)

L'oléorésine du baumier du Canada (Abies balsamea Mill.), liquide jaune pâle se durcissant à l'air, constitue le baume du Canada qui permet le montage des préparations microscopiques et le collage des lentilles optiques.

La fougère-mâle (Dryopteris filix-mas (L.) Schott) fournit une oléorésine qu'on extrait des poils sécréteurs par l'éther : on obtient une substance brune, visqueuse, formée de polyphénols complexes ; en thérapeutique humaine, c'est un parasiticide peu [...]


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Pour citer l’article

Philippe BOUCHET, « OLÉORÉSINES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/oleoresines/