LOBATCHEVSKI NIKOLAÏ IVANOVITCH (1792-1856)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Mathématicien russe né à Nijni-Novgorod et mort à Kazan. Nikolaï I. Lobatchevski étudia à l'université de Kazan, où il enseigna à partir de 1812 et occupa la chaire de mathématiques pures de 1822 à 1846.

Sous l'influence de Carl F. Gauss et du marquis de Laplace, ses premiers travaux sont : Théorie du mouvement elliptique des corps célestes (1812) et De la solution de l'équation algébrique du type xn — 1 = 0 (1813). Mais ses principales recherches concernent la géométrie. Son premier ouvrage, Géométrie (1823), jugé trop révolutionnaire (il utilisait le système métrique), ne pourra être publié de son vivant. En 1826, Lobatchevski expose devant ses collègues de l'université un mémoire qui montre qu'il fut l'un des premiers mathématiciens à être convaincu de la possibilité d'une géométrie différente de celle d'Euclide. Malgré le scepticisme de ses collègues, il continue l'étude de cette nouvelle géométrie (où le postulat d'Euclide est remplacé par le postulat suivant, dit de Lobatchevski : par tout point extérieur à une droite il passe une infinité de parallèles à cette droite) et consacre sa vie de mathématicien à essayer de convaincre le monde scientifique. Il publie successivement Éléments de géométrie (1829), Nouveaux Éléments de géométrie avec la théorie complète des parallèles (1838) et Pangéométrie (1855). Mais la pleine reconnaissance de la valeur de ses travaux ne viendra qu'après sa mort (lorsque Eugenio Beltrami, en 1868, construira un modèle de la géométrie de Lobatchevski : la « pseudosphère »).

En plus de ses recherches mathématiques, Lobatchevski fut l'animateur de l'université de Kazan : recteur de 1827 à 1846, il eut la charge de la bibliothèque de l'université, mit en place son observatoire, organisa son muséum et dirigea la construction de nouveaux locaux universitaires.

—  Jacques MEYER

Écrit par :

Classification


Autres références

«  LOBATCHEVSKI NIKOLAÏ IVANOVITCH (1792-1856)  » est également traité dans :

GÉOMÉTRIE

  • Écrit par 
  • François RUSSO
  •  • 10 634 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les géométries non euclidiennes »  : […] Jusqu'au début du xviii e  siècle, le problème posé par le postulat des parallèles fut envisagé dans la même perspective : le postulat n'est pas une évidence première, mais une vérité qu'on doit pouvoir démontrer. La plupart des démonstrations se fondent sur la définition de la parallèle comme droite équidistante à une droite donnée, définition q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/geometrie/#i_26611

ESPACE, mathématique

  • Écrit par 
  • Jean-Marc SCHLENKER
  •  • 1 669 mots

Dans le chapitre « De la géométrie projective aux espaces symétriques »  : […] À la Renaissance, l'invention de la perspective, par des peintres comme Piero della Francesca (1410-1492), Léonard de Vinci (1452-1519) ou Albrecht Dürer (1471-1528), conduit à étudier les projections sur un plan, depuis un point usuel ou « à l'infini ». Les notions qui émergent alors sont formalisées en 1636 par Girard Desargues, dans le cadre nouveau de la géométrie projective. Desargues ajoute […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espace-mathematique/#i_26611

Pour citer l’article

Jacques MEYER, « LOBATCHEVSKI NIKOLAÏ IVANOVITCH - (1792-1856) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/nikolai-ivanovitch-lobatchevski/