NIE RONGZHEN [NIE JONG-TCHEN] (1899-1992)

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Né à Jiangjin, au Sichuan, dans un milieu paysan, Nie Rongzhen participe au Mouvement du 4 mai 1919 avant de s'embarquer pour la France (plan travail-études organisé pour les étudiants chinois). Il y côtoie Deng Xiaoping, puis se rend en Belgique pour enseigner dans une institution privée patronnée par le Parti socialiste belge. De retour en France pour étudier la mécanique, il travaille un temps aux usines Renault et dans la manufacture d'armes Schneider au Creusot. Revenu en Chine, il rejoint le Parti communiste en 1922, puis va suivre à Moscou les cours de l'académie de l'Armée rouge. Nommé en 1925 à l'Académie militaire de Whampoa, il y devient instructeur et secrétaire général du département politique sous la direction de Zhou Enlai.

Lors de l'« expédition du Nord », lancée par le Guomindang contre les « seigneurs de la guerre », il est mandaté par le Parti communiste auprès du Comité national révolutionnaire de l'armée.

En 1927, il participe à la révolte de Nanchang, qui suit la rupture entre le Parti communiste chinois et le Guomindang, devient commissaire politique de Ye Ting et prend part à la Commune de Canton en décembre ; la répression de Tchiang Kai-chek l'oblige à fuir à Hong Kong. Nie Rongzhen rejoint les zones rouges, sans doute en passant par l'Union soviétique ; il occupe des fonctions politiques au sein de l'Armée rouge sous les ordres de Lin Biao de 1931 à 1937. Commandant de division, il fait ses preuves à la bataille décisive de Pingxingquan, première grande victoire communiste contre les Japonais. Il va ensuite former un gouvernement régional qui, avec l'approbation du gouvernement national et au prix de longues négociations, conserve l'administration locale du Guomindang coiffée par les communistes en Chine septentrionale. Membre du comité central du Parti communiste chinois en 1945, il entre en Mongolie-Intérieure puis, après le gigantesque coup de boutoir des armées communistes contre les nationalistes en 1948, contrôle toute la Chine du Nord. C'est lui qui nég [...]

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Michel HOANG, « NIE RONGZHEN [NIE JONG-TCHEN] (1899-1992) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/nie-rongzhen-nie-jong-tchen/