ERMITAGE MUSÉE DE L', Saint-Pétersbourg

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Rue dans une ville hollandaise, J. H. Weissenbruch

Rue dans une ville hollandaise, J. H. Weissenbruch
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Saint Luc peignant la Vierge, R. Van der Weyden

Saint Luc peignant la Vierge, R. Van der Weyden
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Athlète luttant avec un ours, E. Bouchardon

Athlète luttant avec un ours, E. Bouchardon
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Applique ornementale, art scythe

Applique ornementale, art scythe
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Situé à Saint-Pétersbourg, le musée d'État de l'Ermitage (en russe Gosudarstvenny Ermitazh) fut fondé en 1764 par Catherine II, qui voulut symboliser par une collection prestigieuse la grandeur de la Russie. Dans un souci de rapprochement avec l'Europe, l'impératrice avait acquis des collections entières (Gotzkowski, 1764 ; Brühl, 1769 ; Crozat, 1772, etc.). Elle fit construire de 1764 à 1775 le pavillon du Petit Ermitage, attenant au palais d'Hiver, résidence des tsars de Russie (érigé entre 1754 et 1762), afin d'y exposer ses tableaux, instaurant ainsi une galerie privée réservée à l'usage de la cour. Le palais d'Hiver, incendié en 1837, fut reconstruit sous Nicolas Ier, de 1840 à 1852 ; le musée proprement dit, épargné par les flammes, ouvrit ses portes au public à la fin des travaux. Après la révolution d'Octobre 1917, les collections impériales devinrent la propriété de l'État. Le complexe de l'Ermitage réunit aujourd'hui cinq édifices reliés entre eux, comprenant le palais d'Hiver, le Petit Ermitage, l'Ancien Ermitage (dit Grand Ermitage, construit de 1771 à 1787), le Nouvel Ermitage (inauguré en 1852) et le théâtre (édifié de 1783 à 1787).

photographie : Rue dans une ville hollandaise, J. H. Weissenbruch

Rue dans une ville hollandaise, J. H. Weissenbruch

Jan Hendrik Weissenbruch, «Rue dans une ville hollandaise», 1850. Huile sur toile, 76 cm × 96 cm. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg. 

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L'Ermitage possède une quantité impressionnante de tableaux provenant d'Europe occidentale, parmi lesquels figurent de nombreux chefs-d'œuvre des maîtres de la Renaissance italienne (Fra Angelico, Titien, Raphaël, Léonard de Vinci notamment) et des peintres néerlandais – l'institution possède une collection des plus représentatives et des plus complètes d'œuvres de Rembrandt –, flamands (Van der Weyden, Rubens, Van Dyck) et français (Poussin, Watteau, Fragonard, Boucher, Chardin, Ingres, Delacroix, David). L'art russe est lui aussi bien représenté. Le musée expose également des antiquités égyptiennes, gréco-romaines, moyen-orientales ainsi qu'un grand nombre de pièces témoignant de la civilisation des Scythes. L'Ermitage détient en outre de multiples objets d'art asiatiques, sa collection provenant d'Asie centrale étant particulièrement remarquable. Dû à la nationalisation de collections particulières (notamment celles de Sergueï Chtchoukine et Ivan Morozov), le musée s'est enrichi après la révolution de 1917 de nombreux tableaux d'impressionnistes, de nabis et de fauves, et des toiles de Matisse et Picasso.

Une annexe néerlandaise du musée a ouvert ses portes à Amsterdam en juin 2009. Située sur les rives de l'Amstel, au cœur de la capitale, elle témoigne des efforts que déploie l'Ermitage pour faire connaître ses trésors à l'occasion d'expositions qui sont présentées dans le monde entier.

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  • Écrit par 
  • Michel ESTÈVE
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« ERMITAGE MUSÉE DE L', Saint-Pétersbourg », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/musee-de-l-ermitage-saint-petersbourg/