JÓKAI MÓR (1825-1905)

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Mór Jókai est le romancier le plus populaire des lettres hongroises. On l'a souvent traduit en français, en allemand et dans d'autres langues, surtout en anglais, car il fut très apprécié des lecteurs de l'ère victorienne. Jókai fut un auteur prolifique ; au cours de sa longue carrière d'écrivain, il publia plus de deux cents récits d'imagination. Son style est marqué par tous les défauts de l'école romantique : sensibilité excessive, goût pour l'exagération, tendance au mélodrame. Cependant, dans ses chefs-d'œuvre, il est plus fidèle au réel, et certains de ses personnages sont décrits avec une vérité qui rivalise avec celle de ses contemporains de l'école réaliste. Passionné d'exotisme, il situe les sujets de ses romans aux quatre coins du monde, et ses personnages appartiennent à toutes les nations. Ses dons descriptifs restent insurpassés, et il excelle dans les descriptions de la nature. Beaucoup ont critiqué l'invraisemblance de ses intrigues ou l'idéalisation de ses personnages, mais la magie de son œuvre subsistera aussi longtemps que l'homme cherchera dans le roman une fuite devant la triste réalité des faits et un refuge dans les possibilités sans limites de l'imagination.

Idéaux de jeunesse

Jókai, né à Komárom, entreprit des études de droit, qu'il abandonna au profit de la littérature. Admirateur de Victor Hugo, il publia son premier roman, Hétköznapok (Jours de semaine), en 1846, à l'âge de vingt et un ans. Cet ouvrage fit sensation ; par son extravagance, il convenait parfaitement à une époque marquée au sceau d'Eugène Sue ; c'était le genre d'ouvrage qu'on peut attendre d'un jeune homme doué d'esprit et d'une prodigieuse imagination, mais sans aucune expérience de la vie. Jókai fut nommé rédacteur en chef de la principale revue littéraire de Budapest, Életképek. On entrait dans la période agitée des révolutions de 1848 ; Jókai abandonna la littérature pour la politique. Peto″fi et lui devinrent les principaux animateurs du mouvement Jeune Hongrie. Si l'on en croit P. Gyulai, ses écrits politiques constituèrent «  [...]


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Dans le chapitre « Une pléiade de romanciers »  : […] À cette époque, seuls les romanciers soutiennent la comparaison avec les poètes : ils sont les véritables fondateurs du roman et de la nouvelle en Hongrie et restent encore fort lus aujourd'hui. Cette faveur persistante n'est pas tout à fait imméritée, car personne n'a surpassé, dans les lettres hongroises modernes, les conceptions grandioses, l'imagination fertile et l'invention romanesque du bar […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hongrie/#i_12604

Pour citer l’article

Lorant CZIGANY, « JÓKAI MÓR - (1825-1905) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mor-jokai/