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MEXIQUE

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Mexique : carte physique

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Mexique : drapeau

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Désert de Basse-Californie, Mexique

Désert de Basse-Californie, Mexique
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Nom officielÉtats-Unis du Mexique (MX)
Chef de l'État et du gouvernementAndrés Manuel López Obrador (depuis le 1er décembre 2018)
Note :
CapitaleMexico
Langue officielleespagnol
Unité monétairepeso mexicain (MXN)
Population124 786 000 (estim. 2018)
Superficie (km2)1 964 375

Le Mexique de l'indépendance à la fin du XXe siècle

Formation de la nation mexicaine

L'indépendance

La société coloniale a porté tous ses fruits au cours du brillant xviiie siècle dont le baron Alexandre de Humboldt a laissé un tableau saisissant, à la veille de l'indépendance. Deux sociétés parallèles existaient depuis la conquête : les Indiens, à mi-chemin entre deux mondes ; les Européens, qui contrôlaient la vie économique, politique et sociale. Le système des castes perpétuait la séparation entre les deux mondes, sans pouvoir empêcher le développement de mécontents turbulents, les métis et les mulâtres. Mécontents aussi, les créoles, nés en Amérique, espagnols par leurs ancêtres, défavorisés dans la distribution des postes administratifs, méprisés par les Espagnols et lésés par le système colonial. Le mécontentement des créoles, mal défini mais fondé sur des bases sérieuses, cristallisa lors de la disparition de la monarchie espagnole, confisquée par Napoléon en 1808.

Coupé de la métropole, subitement seul, le Mexique créole s'inquiète ; le pouvoir reste aux mains des conservateurs, déchirés par l'ambition, et soudain réconciliés face au péril populaire. En 1810, l'insurrection provoquée par le curé M. Hidalgo, secondé par le curé J. M. Morelos, déborde rapidement ses promoteurs pour devenir une négation millénariste de tous les principes de gouvernement et d'ordre. Rébellion contre toutes les autorités, guerre impitoyable, elle est parfaitement symbolisée par le cri de guerre des insurgés : « Vive la Vierge de Guadalupe ! Meurent les Espagnols ! » Guerre religieuse, guerre sociale, guerre paysanne, guerre indienne, le soulèvement de 1810 est tout cela. La peur, l'instinct de conservation, la volonté de châtier rassemblent Espagnols et créoles, et leur armée peu nombreuse, mais disciplinée et bien commandée par F. M. Calleja, écrase, en 1811, la rébellion. Les chefs les plus illustres des deux camps ternissent leur gloire par la férocité avec laquelle ils versent le sang, massacrent les populations et ravagent le pays. Les insurgés de 1810 poursuivent la [...]

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Écrit par :

  • : maître assistant à l'université de Paris-VIII
  • : professeur à la faculté des lettres et sciences humaines de Bordeaux
  • : professeur émérite des Universités en sciences économiques
  • : docteur en droit public, coordinatrice scientifique au Centre de recherche et d'analyse FUNDAR à Mexico
  • : agrégé de géographie, professeur au lycée Simone-de-Beauvoir, Garges-lès-Gonesse, chargé d'enseignement à l'université de Marne-la-Vallée
  • : attaché de recherche au C.N.R.S.
  • : professeur à l'université de Paris-VIII, géographe, Credal-U.M.R. 7169

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Pour citer l’article

Roland LABARRE, Henri ENJALBERT, Jacques BRASSEUL, Cécile LACHENAL, Philippe SIERRA, Jean A. MEYER, Marie-France PRÉVÔT-SCHAPIRA, « MEXIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mexique/