METAL FUSION

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Apparu dans les années 1980, le metal fusion est une esthétique heavy metal reprise par les Noirs américains de Californie. Le genre, qui n'a cessé d'évoluer depuis lors jusqu'à combiner le heavy metal et le phrasé rap, jouit d'une grande popularité aux États-Unis.

Alors qu'aux États-Unis le heavy metal a surtout été écouté par les W.A.S.P. (White Anglo-Saxon Protestants), des groupes californiens plus œcuméniques commencent, au début des années 1990, à mélanger le metal, le funk et les rythmiques hip-hop, voyant là un moyen de toucher d'autres publics. Séduits par le son « massif », mais se détournant du heavy metal pur et dur – la musique de leurs parents – et de l'imagerie machiste que celui-ci véhicule, certains adolescents californiens se passionnent pour des musique plus « transversales », appelées fusion ou metal fusion : ils adoptent les guitares saturées et la frappe lourde de batterie issues du metal tout en demeurant attentifs aux musiques noires comme le funk ou le rap. La fusion opère cette alchimie avec des grooves*, une basse souvent slappée*, et des lignes de chant qui utilisent un phrasé découpé à hauteur unique, comme dans le rap. La musique devient une force d'échanges intercommunautaires entre les publics noir et blanc.

Living Colour et Fishbone, deux groupes américains composés de musiciens noirs, ouvrent la voie. Deux succès mondiaux feront connaître cette musique : les albums Epic, de Faith No More, et Blood Sugar Sex Magik, des Red Hot Chili Peppers.

Apparu à la fin des années 1990, le neo metal perpétue ce courant avec les groupes Korn, Incubus, Deftones...

—  Eugène LLEDO

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Pour citer l’article

Eugène LLEDO, « METAL FUSION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/metal-fusion/