MAUFRA MAXIME (1861-1918)

Lancé par un article d'Octave Mirbeau après une exposition chez Le Barc de Bouteville (1894), Maufra a d'abord fait partie, avec des peintres comme Moret et Chamaillard, du groupe le moins bien connu de l'école de Pont-Aven, plus lié à Émile Bernard qu'à Gauguin qu'il ne suit d'ailleurs pas au Pouldu. Après avoir ainsi souscrit à l'esthétique de la peinture « symboliste et synthétiste », il l'abandonne totalement pour revenir à l'impressionnisme de Monet, de Pissarro et de Sisley. De ses débuts il garde toutefois un recul plus grand vis-à-vis de la réalité : « Si une direction nouvelle doit exister en art, elle doit être plus significative et moins réaliste » affirme-t-il, et il déclare peindre « des compositions d'après nature, et non des copies de morceaux de nature ». C'est ce qui apparaît notamment dans la série de ses paysages d'Écosse (1895) aux ensembles massifs et souvent dramatiques. Il a laissé également une centaine de gravures et de lithographies qui ne sont pas sans mérites. « C'était un artiste intéressant, non pas toutefois d'une bien grande personnalité. Il avait un sentiment assez vif de la nature », écrivait Apollinaire au moment de la mort du peintre (qui précéda la sienne de quelques mois).

—  Jean-Paul BOUILLON

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'art moderne et contemporain à l'université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand

Classification


Autres références

«  MAUFRA MAXIME (1861-1918)  » est également traité dans :

IMPRESSIONNISME

  • Écrit par 
  • Jean CASSOU
  •  • 9 469 mots
  •  • 26 médias

Dans le chapitre « Situation de l'impressionnisme dans l'histoire de l'art moderne »  : […] français. Son rayonnement s'étend sur la France. Ses petits-maîtres, Lépine, Lebourg, Maufra, sont français, et c'est en France qu'on trouve à lui adjoindre des artistes tels que Monticelli (1824-1886) dont la mystérieuse fantaisie peut être classée dans les parages du lyrisme impressionniste. Mais à l'étranger il n'a pas eu d'influence directe. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/impressionnisme/#i_18177

PONT-AVEN ÉCOLE DE

  • Écrit par 
  • Antoine TERRASSE
  •  • 1 004 mots
  •  • 1 média

En mai 1886, à Paris, eut lieu la huitième et dernière exposition des impressionnistes : douze années s'étaient écoulées depuis leur première manifestation chez Nadar. Au sein du groupe, des divisions s'étaient opérées. Les uns, comme Monet, demeuraient attachés à une analyse fidèle de la nature ; d'autres, à la suite de Manet (dont la disparition […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-pont-aven/#i_18177

Pour citer l’article

Jean-Paul BOUILLON, « MAUFRA MAXIME - (1861-1918) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maxime-maufra/