AZEGLIO MASSIMO TAPARELLI marquis d' (1798-1866)

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L'un des grands artisans de l'indépendance nationale italienne. Originaire d'une famille d'ancienne aristocratie et de tradition catholique, d'Azeglio s'émancipe de son milieu par son indifférence religieuse et son absence de préjugés sociaux. Ses années de formation (1807-1840) sont occupées par de longs séjours à Florence, à Rome, à Milan, où il mène une vie insouciante dans la société des artistes et des écrivains libéraux ; c'est là qu'il épouse Giulia Manzoni. À partir de 1820, il se voue à la peinture et à la littérature. Mais ses toiles les plus célèbres (La Disfida di Barletta, 1829) ou ses romans historiques à succès (Ettore Fieramosca, Niccolò dei Lapi, La Lega lombarda) sont déjà, dans leur coloration romantique, chargés d'un contenu politique exaltant les valeurs nationales italiennes. Son entrée dans la vie publique date de l'automne 1845, avec la direction du mouvement libéral dans les Romagnes pontificales. Après l'échec du soulèvement de Rimini (mars 1846), la publication des Ultimi Casi di Romagna le consacre comme l'un des leaders de la tendance patriotique modérée. Il joue un rôle actif dans l'expérience constitutionnelle du pape Pie IX (1846-1847) et il participe, avec les troupes pontificales, à la première guerre d'indépendance au cours de laquelle il est blessé devant Vicence (10 juin 1848). Mais lorsque s'évanouissent les espoirs d'une régénération de la Péninsule par la papauté, d'Azeglio rentre en Piémont et il se voue à la cause de la maison de Savoie. Le 7 mai 1849, après la défaite de Novare, il devient président du Conseil. Sa brève carrière d'homme d'État débute dans des conditions très difficiles et son mérite consiste à avoir su imposer au souverain et au pays les conditions indispensables à la reconstruction de la nation. Il le fait avec un sens lucide des exigences de l'État. Comme la gauche fait traîner la ratification de la paix avec l'Autriche, d'Azeglio dissout la Chambre et couvre la proclamation de Moncalieri (20 nov. 1849), dans laquelle [...]

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CAVOUR CAMILLO BENSO DE (1810-1861)

  • Écrit par 
  • Franco CATALANO, 
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Dans le chapitre « Les débuts dans la carrière politique »  : […] Cavour, de cette façon, se préparait à la vie politique active, et la révolution de 1848 lui en fournit l'occasion. Déjà, à la fin de 1847, la liberté de la presse accordée par le roi lui avait permis de fonder un journal, Il Risorgimento , dans lequel il soutenait un programme visant à l'union des princes et du peuple et préconisait le progrès par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cavour-camillo-benso-de/#i_16570

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Paul GUICHONNET, « AZEGLIO MASSIMO TAPARELLI marquis d' (1798-1866) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/massimo-azeglio/