M'BOCHI

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Population bantoue, localisée le long du cours inférieur et moyen de l'Alima, au nord de la république du Congo. Au nombre de 480 000 dans les années 2000, les M'Bochi (ou M'Boschi) sont répartis en une douzaine de fractions. Originaires de l'Est, ils ont migré vers leur habitat actuel il y a huit ou neuf générations, et la prise de conscience de leur unité ne remonte qu'au début du xxe siècle.

Les M'Bochi sont avant tout des agriculteurs, et le manioc forme la base de leur subsistance. Les ressources tirées du palmier (huile et raphia), les produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette constituent des compléments. Tout sol est l'objet d'un droit de propriété, la terre étant contrôlée par les chefs de la terre, les mfoumou-tsé. L'organisation sociale est complexe : elle est caractérisée par un système de double filiation unilinéaire. La filiation en ligne paternelle est déterminante pour la transmission des terres et des emplacements de pêche ainsi que pour la localisation et la composition des unités d'habitat. Par contre, les biens personnels se transmettent en ligne maternelle, de même que l'appartenance à un clan, et l'oncle maternel jouit de l'autorité sur ses neveux et nièces. Par ailleurs, dans la société m'bochi, hiérarchisée, l'esclavage jouait autrefois un rôle important.

Animistes, les M'Bochi accordent une grande place au culte des ancêtres et à la sorcellerie. Leurs masques et leurs sculptures sur bois sont réputés.

—  Roger MEUNIER

Écrit par :

  • : chargé de cours à l'université de Paris-VIII, assistant de recherche à l'École pratique des hautes études

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Pour citer l’article

Roger MEUNIER, « M'BOCHI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/m-bochi/