LUCIFER DE CAGLIARI (mort en 370/71)

Évêque de Carales (Cagliari) en Sardaigne, fidèle défenseur de la foi de Nicée, Lucifer refusa de condamner Athanase au Synode de Milan (355) et fut envoyé en exil par Constance. Par la suite, il rejeta toute tentative de conciliation avec les homéousiens et mourut séparé de l'Église. Dans son exil, il écrivit, dans une langue originale et vigoureuse, des pamphlets adressés à l'empereur Constance, dont les titres seul manifestent la violente intransigeante de son caractère : De non conveniendo cum haereticis (Pas d'accord avec les hérétiques), De regibus apostaticis (Les Rois apostats), De sancto Athanasio, De non parcendo in Deum delinquentibus (Pas de pitié pour les ennemis de Dieu), Moriendum esse pro Dei Filio (Mourons pour le Fils de Dieu). L'homme et l'œuvre rappellent Tertullien. On connaît une secte de lucifériens contre lesquels écrivit saint Jérôme.

—  Pierre Thomas CAMELOT

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Dans le chapitre « Caractéristiques générales »  : […] Les littératures chrétiennes en général, qu'elles soient de langue grecque ou de langue latine, sont des littératures de lutte, lutte contre les païens ou, à l'intérieur du christianisme, lutte contre les hétérodoxes, gnostiques, manichéens, ariens, nestoriens (ou monophysites), pélagiens, donatistes et schismatiques de tout genre. Mais cet aspect […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature-chretienne/#i_5790

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Pierre Thomas CAMELOT, « LUCIFER DE CAGLIARI (mort en 370/71) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucifer-de-cagliari/