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EQUILBEY LAURENCE (1962- )

Laurence Equilbey - crédits : J. Jocif/ Avec l'aimable autorisation de la Salle Pleyel, Paris

Laurence Equilbey

Du chœur a cappella à l’orchestre symphonique et lyrique, du répertoire baroque à la musique électronique, la chef d’orchestre et directrice musicale Laurence Equilbey a conquis en une vingtaine d’années sa place dans le paysage musical européen, avec une maestria artistique qui n’a d’égal que son esprit d’entreprise.

L’éducation musicale de Laurence Equilbey, née à Paris le 6 mars 1962, commence à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) par le chant dans la chorale locale, au côté de ses parents. De retour en France en 1970, elle s’initie au piano, à la flûte traversière et à la guitare, tout en poursuivant le chant dans la maîtrise de la maison d’éducation de la Légion d’honneur de Saint-Germain-en-Laye. Elle entreprend des études de musicologie à la Sorbonne et d’analyse musicale, auprès de Betsy Jolas, au Conservatoire national supérieur de Paris, puis elle rejoint à Vienne, en 1986, le chœur de chambre Arnold Schönberg. Une première rencontre décisive a lieu avec Nikolaus Harnoncourt dont elle suit les master classes. Elle apprend la direction d’orchestre auprès de Jorma Panula – le mentor d’Esa-Pekka Salonen et de Jukka-Pekka Saraste à l’Académie Sibelius d’Helsinki – et à Londres chez Denise Ham et Colin Metters, deux autres pédagogues réputés. Deuxième rencontre déterminante, en 1990, celle d’Eric Ericson, le fondateur du légendaire Chœur de la Radio suédoise.

Conduire la voix, servir l’œuvre

Laurence Equilbey suit la voie tracée par le maître suédois et crée en 1991 le chœur de chambre Accentus, qui fait ses débuts l’année suivante. Cette formation professionnelle se montrera capable de rivaliser par la plénitude de sa palette vocale avec les meilleurs ensembles suédois ou anglo-saxons. Accentus rassemble au départ une trentaine de jeunes chanteurs avides d’interpréter les chefs-d’œuvre du répertoire a cappella des xixe et xxe siècles, de Franz Schubert à Arnold Schönberg, de Richard Strauss à Francis Poulenc. Un répertoire que Laurence Equilbey s’attache à défendre – plus d’une cinquantaine de créations en vingt ans – et à enrichir, soit par des commandes passées à des compositeurs actuels (entre autres Philippe Manoury, Gérard Pesson, Marco Stroppa, Matthias Pintscher, Bruno Mantovani), soit par des transcriptions de pièces instrumentales confiées à d’autres maîtres contemporains (Clytus Gottwald, Thierry Machuel, Franck Krawczyk, Gérard Pesson de nouveau) et plébiscitées par un large public.

En résidence à l’Opéra de Rouen Haute-Normandie, l’ensemble Accentus multiplie les collaborations avec des chefs et des orchestres de renom (Pierre Boulez, Christoph Eschenbach, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre des Champs-Élysées, l’Ensemble InterContemporain, Les Siècles, le Concerto Köln, l’Akademie für Alte Musik Berlin) et participe à des productions lyriques, notamment à l’Opéra de Paris et au festival d’Aix-en-Provence, sous la direction de Laurence Equilbey. Il est également un partenaire privilégié de la Cité de la musique et, depuis la saison 2009-2010, un ensemble associé à l’Orchestre de chambre de Paris. Ses interprétations et ses enregistrements ont été récompensés par trois victoires de la musique classique (2002, 2005, 2008) et de nombreux prix du disque. En plus des deux albums de Transcriptions (2003, 2006), ont fait date les enregistrements de Requiem(s) de Pascal Dusapin (2000), des Sept Dernières Paroles du Christ en croix de Joseph Haydn (2006), d’œuvres a cappella de Richard Strauss (2009), de pièces de Philippe Manoury (2011) ainsi que du Christus et autres cantates de Felix Mendelssohn (2011).

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Pour citer cet article

Marcel WEISS. EQUILBEY LAURENCE (1962- ) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Média

Laurence Equilbey - crédits : J. Jocif/ Avec l'aimable autorisation de la Salle Pleyel, Paris

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