LA LOI DU MARCHÉ (S. Brizé)

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Tout en peignant la banalité du quotidien, le réalisme de Stéphane Brizé sait s’attacher aux êtres qui trouvent la force de s’arracher aux contraintes et aux clichés qui gouvernent leur condition. L’émotion surgit alors d’une psychologie individuelle capable de s’affirmer contre la sociologie du groupe : une « pervenche » (Le Bleu des villes, 1999), un huissier de justice (Je ne suis pas là pour être aimé, 2004), un maçon et une institutrice (Mademoiselle Chambon, 2009), une vieille dame en situation de « suicide assisté » face à son « mauvais fils » (Quelques heures de printemps, 2012). Tous ces films nous présentent d’entrée de jeu des handicapés des sentiments, tristement murés dans leur incapacité à communiquer. Le regard du cinéaste va briser cette apparence grise et insuffler à ses personnages le désir de changer leurs rapports avec leur métier, et plus profondément avec l’amour ou la mort, leur permettant, de retrouver l’estime de soi.


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Écrit par :

  • : professeur honoraire d'histoire et esthétique du cinéma, département des arts du spectacle de l'université de Caen

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Pour citer l’article

René PRÉDAL, « LA LOI DU MARCHÉ (S. Brizé) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-loi-du-marche/