L'ACCUMULATION DU CAPITAL, Joan Violet RobinsonFiche de lecture

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Un style atypique, catalyseur de controverse

Le livre commence par une évocation du rouge-gorge, qui symbolise l'insouciance du monde naturel, comparée à la rigueur de l'homme porteur d'une vision du futur. Poursuivant ce type de métaphore, Joan Robinson parle à propos des chefs d'entreprise d'« esprit animal » ou de « comportement de lièvre », pour indiquer que, par-delà des analyses de retour sur investissements, beaucoup de chefs d'entreprise se contentent de courir après ce que font leurs concurrents.

Le livre connaît un certain succès. Mais sa présentation toute littéraire et un style narquois et ironique lui donnent moins d'impact dans le milieu universitaire que les articles publiés en 1956 sur le même sujet par Nicolas Kaldor, un autre cambridgien célèbre. Il est toutefois à l'origine de la célèbre « controverse des deux Cambridge ». Dans les années 1960, les économistes de la Cambridge américaine s'opposent à ceux de la Cambridge anglaise sur la possibilité de décrire la croissance à partir d'une vision du capital totalement agrégée. Si ce mode de raisonnement est possible dans une approche où le seul paramètre est le taux d'intérêt, position adoptée par les Américains, cela cesse d'être le cas si la croissance dépend du profit et donc de la nature du capital, vision de Joan Robinson.

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Jean-Marc DANIEL, « L'ACCUMULATION DU CAPITAL, Joan Violet Robinson - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/l-accumulation-du-capital-joan-violet-robinson/