KINSKI KLAUS (1926-1991)

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Acteur allemand d’origine polonaise, né le 18 octobre 1926 à Sopot, près de Gdansk, mort le 23 novembre 1991 à Lagunitas, en Californie.

La famille de Klaus Kinski, de son vrai nom Nikolaüs Günther Nakszynski, quitte la Pologne pour l’Allemagne pendant la grande dépression des années 1930. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kinski s’engage dans l’armée allemande à seize ans mais est fait prisonnier par les forces britanniques à son deuxième jour de combat. Pendant tout le reste de la guerre, il restera enfermé dans un camp britannique, où il fera ses premières armes de comédien devant ses co-détenus.

Après la guerre, Kinski fait ses débuts sur les planches et à l’écran, dans plusieurs films allemands à petit budget. Il fonde progressivement sa réputation sur ses rôles de méchant, ainsi que sur son excentricité hors écran. La critique internationale le repère déjà dans les petits rôles qu’il interprète dans Doctor Zhivago (1965, Le Docteur Jivago) et dans quelques westerns spaghetti, dont Per qualche dollari in più, de Sergio Leone (1965, Et pour quelques dollars de plus). Mais il devient véritablement célèbre avec le rôle que lui offre Werner Herzog dans Aguirre, der Zorn Gottes (1972, Aguirre, la colère de Dieu). Dans ce film, tourné dans des conditions exécrables au sein de la forêt tropicale sud-américaine, Kinski exécute une prouesse d’acteur qui fixera chez le spectateur l’image d’un antihéros obsessionnel, terrifiant et totalement imprévisible. Dirigé par Herzog, Kinski jouera également dans Woyzeck (1979), Nosferatu : Phantom der Nacht (1979, Nosferatu, fantôme de la nuit) et Fitzcarraldo (1982). Il tiendra aussi la vedette dans The Little Drummer Girl, de George Roy Hill (1984, La Petite Fille au tambour).

Kinski cultive l’hédonisme et l’excès, comme le reflètera son autobiographie Ich bin so wild nach deinem Erdbeermund (Crever pour vivre, Belfond, 1976 pour l’édition française). Il refusera de nombreuses offres de réalisateurs prestigieux qu’il range dans la catégorie des « bons à rien », ne travaillant souvent que motivé par l’argent. En réalité, il aura méprisé sa profession, affirmant même : « J’aurais aimé ne pas être acteur. J’aurais préféré faire le tapin et vendre mon corps, au lieu de vendre mes larmes, mes éclats de rire, mes joies et mes peines. »

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Pour citer l’article

« KINSKI KLAUS - (1926-1991) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/klaus-kinski/