KANTOR TADEUSZ(repères chronologiques)

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1915 Naissance de Tadeusz Kantor, le 6 avril, à Wielopole, près de Cracovie.

1934-1939 Il étudie la peinture et la scénographie à l'Académie des beaux-arts de Cracovie.

1942 Sous l'occupation nazie, Tadeusz Kantor fonde à Cracovie un Théâtre expérimental clandestin.

1945 Premières activités de scénographe, qui se portent sur la création de décors et costumes pour divers théâtres polonais.

1948 Kantor organise à Cracovie une exposition d'art moderne polonais. Il est nommé professeur à L'Académie des beaux-arts.

1955 Premier spectacle du Théâtre Cricot 2 : La Pieuvre, de S. I. Witkiewicz.

1960-1963 Kantor publie ses manifestes : Théâtre informel, Emballages, Manifeste du Théâtre zéro. En 1963, il met en scène la pièce de Witkiewicz Le Fou et la nonne, où s'affirment la destruction de la réalité et l'abandon de la signification des mots.

1965-1967 « Happening-cricotage » à Varsovie, suivi de Grand Emballage à Bâle (1966), et de Happening panoramique de la mer à Łazy au bord de la Baltique (1967).

1968 Création de La Poule d'eau de Witkiewicz, où se trouve redéfinie la relation de Kantor aux objets. Présenté au festival de Nancy en 1971, ce spectacle est un premier pas vers une reconnaissance internationale du metteur en scène.

1973 Les Mignons et les guenons de Witkiewicz, « controverse entre la réalité et le concept de représentation ».

1975 La Classe morte, d'après Tumeur cervicale, de Witkiewicz, et Le Pensionnaire de Bruno Schulz. Le metteur en scène devient partie prenante du spectacle.

1980 Avec Wielopole-Wielopole, créé à Florence, Kantor devient auteur à part entière des spectacles qu'il crée. Cette pièce, nourrie de souvenirs familiaux, est aussi une manière de règlement de ses comptes avec la société polonaise.

1985 Qu'ils crèvent les artistes (créé à Nuremberg) se veut une « revue »-métaphore d'une société qui étouffe l'artiste.

1988 Je ne reviendrai jamais (créé à Berlin-Ouest), où cette fois Kantor joue son propre rôle, clôture un parcours où se sont croisés le désespoir, la révolte, l'amour et surtout la mort. L'ironie et le grotesque nourrissent des formes théâtrales originales, qui auront une influence profonde sur certains jeunes créateurs, tel Krystian Lupa.

1990 Mort de Tadeusz Kantor à Cracovie, alors qu'il travaille à un nouveau spectacle, Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.

—  Jean CHOLLET

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Pour citer l’article

Jean CHOLLET, « KANTOR TADEUSZ - (repères chronologiques) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 mars 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kantor-reperes-chronologiques/