FANGIO JUAN MANUEL (1911-1995)

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Le maître de la formule 1

En 1954, Fangio est recruté par Mercedes, qui opère un sensationnel retour en compétition. Il obtient aisément le titre de champion du monde (6 victoires en 8 courses). Ascari ayant trouvé la mort en 1955, l'Argentin ne reste cependant pas sans adversaire. Mercedes a, pour le seconder, engagé un jeune Britannique, Stirling Moss, qui développe ses dons dans le sillage du maestro, en observant attentivement ses manœuvres. Mais l'année 1955 est marquée par la catastrophe des Vingt-Quatre Heures du Mans. Le 6 juin, la Mercedes de Pierre Levegh quitte la route et explose dans le public, faisant quatre-vingt-trois morts. Au prix d'un étonnant réflexe – un coup de frein et de volant insensé juste derrière le carambolage –, Fangio évite la mort. À la fin de l'année, Mercedes abandonne la compétition. Fangio et Moss rejoignent des équipes rivales : Ferrari pour Fangio, Maserati pour Moss. À vingt-six ans, malgré un style d'une suprême élégance, ce dernier se trouve rarement en mesure de battre son maître : quoique peu à son aise chez Ferrari, Fangio s'adjuge un quatrième titre de champion du monde.

L'Argentin allait triomphalement achever sa carrière chez Maserati. Sur le grandiose Nürburgring – 22,8 km, 176 virages au total –, il signe en 1957 sa plus belle victoire, laquelle est aussi la dernière. Au sommet de son art, il comble avec une impressionnante maîtrise les 48 secondes que lui avait coûtées un changement de roues à la mi-course. Ce triomphe laisse admiratifs ses adversaires de la Scuderia Ferrari, les jeunes Britanniques Mike Hawthorn et Peter Collins. En 1958, Juan Manuel Fangio participe à quelques épreuves, dont deux grands prix de formule 1. Le 6 juillet 1958 au soir, après avoir disputé le Grand Prix de l'Automobile-Club de France, Juan Manuel Fangio annonce qu'il abandonne la compétition. Il est âgé de quarante-sept ans et s'est forgé un palmarès impressionnant.

Grand prix automobile de Monaco, 1957

Vidéo : Grand prix automobile de Monaco, 1957

Seize concurrents au départ du Grand Prix automobile de Monaco, dont les trois premiers tours laissent espérer la plus ardente des compétitions et un duel très serré entre Stirling Moss et Fangio.Malheureusement, une fois de plus, la chicane de la sortie du tunnel joue le rôle du destin,... 

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Étrangement, alors qu'il avait bâti sa réputation lors de vertigineuses courses sur route en Amérique du Sud, Fangio n'est jamai [...]

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Juan Manuel Fangio

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Grand prix automobile de Monaco, 1957

Grand prix automobile de Monaco, 1957
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  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
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Dans le chapitre « Avant le Championnat du monde »  : […] L'idée d'organiser des courses automobiles en circuit fermé revient au journaliste britannique John Gordon Bennett, qui imagina en 1899 une course internationale, limitée à trois voitures par pays : la Coupe Gordon-Bennett. Celle-ci allait rapidement connaître un grand succès : sa cinquième édition, qui se déroula en Allemagne en 1904 sur un circuit tracé dans le massif du Taurus, fut même honorée […] Lire la suite

Pour citer l’article

Johnny RIVES, « FANGIO JUAN MANUEL - (1911-1995) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 octobre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-manuel-fangio/