OTIS JOHNNY (1921-2012)

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Chef d'orchestre, batteur, vibraphoniste, chanteur et producteur américain, promoteur du rhythm and blues et du rock and roll, Johnny Otis a joué un rôle important dans la carrière de plusieurs grands interprètes de rhythm and blues.

Né le 28 décembre 1921, à Vallejo (Californie), Johnny Otis, de son vrai nom John Veliotes, est issu d'une famille d'immigrants grecs installée à Berkeley (Californie). Il sera toujours attiré par la culture afro-américaine, dont il célèbre la vitalité et la capacité à unir les peuples au-delà des frontières raciales. Il en vient à se considérer comme un « Noir par conviction ». Après avoir quitté l'école pour jouer dans des orchestres dans tout le Midwest, Otis s'installe à Los Angeles en 1943 et joue notamment avec Charlie Parker, Lester Young, Count Basie et Art Tatum. Il monte ensuite son premier big band de swing, mais abandonne vite le genre malgré le succès de sa version de Harlem Nocturne (1947). En réduisant la section cuivre de son orchestre et en accentuant davantage le rythme, il participe à l’émergence du rhythm and blues. Il découvre et assure la promotion de Willie Mae « Big Mama » Thornton (dans son disque Hound Dog [1953], il tient la batterie), Little Willie John, Etta James et Little Esther Phillips. Il développe aussi la carrière de Hank Ballard et Jackie Wilson. À la tête de son propre orchestre, The Johnny Otis Orchestra, il inscrit quinze titres de rhythm and blues au top 40 de 1950 à 1952 ; il connaît son plus grand succès avec Willie and the Hand Jive en 1958. Artiste et pasteur, il s'engage dans la défense des droits civiques. Il a écrit Listen to the Lambs (1968), un compte-rendu pénétrant des émeutes de Watts en 1965, Upside your Head ! Rhythm and Blues on Central Avenue (1993) et Red Beans & Rice and Other Rock 'n' Roll Recipes (1997). Johnny Otis meurt le 17 janvier 2012 à Altadena (Californie).

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Pour citer l’article

« OTIS JOHNNY - (1921-2012) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/johnny-otis/