JONES JENNIFER (1919-2009)

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Actrice de cinéma américaine. Née Phyllis Lee Isley à Tulsa (Oklahoma), Jennifer Jones est la fille du directeur d'un théâtre ambulant qui devient bientôt exploitant de salles de cinéma. La jeune fille suit des cours d'art dramatique à New York, où elle rencontre celui qui sera son futur mari, Robert Walker. Elle s'établit avec lui à Hollywood en 1939 et fait ses premiers pas d'actrice. C'est la rencontre avec le producteur David O. Selznick qui va s'avérer décisive : tout au long de sa carrière, celui-ci se montrera en effet pour elle un pygmalion sourcilleux et volontiers intrusif. Après avoir modifié son nom, il lui confie le rôle de Bernadette Soubirous dans Le Chant de Bernadette de Henry King (1943), qui lui vaudra l'oscar de la meilleure actrice en 1944. Les rôles se succèdent alors : elle joue notamment dans Le Poids du mensonge de William Dieterle (1945) et La Folle ingénue, dernier film d'Ernst Lubitsch (1946) et une des rares comédies interprétées par l'actrice. Surtout, celle-ci tient un des rôles principaux de Duel au soleil, de King Vidor et William Dieterle (1946), superbe et coûteux western dans lequel elle donne toute la mesure d'un jeu limité mais violemment expressif. Jennifer Jones a divorcé de Robert Walker en 1944 et se remariera en 1949 avec Selznick. Après Le Portrait de Jennie, de William Dieterle (1948), elle interprète le rôle d'une autre héroïne passionnée, Madame Bovary, sous la direction de Vincente Minnelli (1949). D'autres rôles suivront : La Renarde de Michael Powell et Emeric Pressburger (1950), remonté par Rouben Mamoulian pour la version américaine du film, La Furie du désir de King Vidor (1953), jusqu'à La Colline de l'adieu de Henry King (1955). Une adaptation du roman d'Hemingway L'Adieu aux armes, par Charles Vidor (1957), est un échec commercial et donne un brutal coup de frein à la carrière de l'actrice qui tente en vain un come-back avec Tendre est la nuit d'Henry King (1962), d'après Scott Fitzgerald. David O. Selznick meurt en 1965. Désœuvrée, en proie à des soucis d'argent, Jennifer Jones tente de se suicider en 1967. Elle se remarie en 1971 avec le richissime collectionneur Norton Simon, fondateur du Pasadena Art Museum, dont elle deviendra la directrice. Parmi ses ultimes prestations, mentionnons La Tour infernale, de John Guillermin (1974).

Le Chant de Bernadette, H. King

Le Chant de Bernadette, H. King

photographie

Jennifer Jones dans Le Chant de Bernadette (1943), réalisé par Henry King et inspiré de la vie de Bernadette Soubirous. 

Crédits : Hulton Getty

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Pour citer l’article

« JONES JENNIFER - (1919-2009) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jennifer-jones/