BABILÉE JEAN (1923-2014)

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Une danse athlétique et féline

Ses obligations n’empêchent pas Jean Babilée de sillonner le monde, de préférence à moto. Il s’attarde dans certains pays, comme en Inde ou dans les déserts d’Afrique du Nord, et s’éloigne un temps de la danse.

En 1979, il revient sur scène pour interpréter, avec Cathy Dethy, à New York, le ballet Life, évocation de sa propre vie, chorégraphié par Maurice Béjart. C’est un succès mondial. Il le dansera jusqu’en 1985. Entre-temps, en 1983, il reprend, au Théâtre du Châtelet, Le Jeune Homme et la Mort. La même année, il danse également dans les spectacles rock de Jacques Higelin. Comme pour Life, qu’il avait conçu pour Babilée après l’avoir rencontré par hasard dans une rue de New York, Maurice Béjart décide de nouveau de créer pour lui, en 1995, après l’avoir vu apparaître en smoking chez Maxim’s : ce sera Vita Nova. Pour ce duo, il lui laissera le choix de sa partenaire qui sera Naomi Stikeman.

Jean Babilée

Photographie : Jean Babilée

Après La Reine verte (1963) et Life (1979), Maurice Béjart a retrouvé Jean Babilée en 1995 pour une nouvelle création : Vita Nova. Ce duo, que Babilée (ici au Théâtre national de Chaillot le 17 octobre 1995) a interprété avec Naomi Stikeman, s'inspire de l'amour de Dante pour Béatrice,... 

Crédits : Sergio Gaudenti/ Sygma/ Getty Images

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Jean Babilée s’intéresse aussi à la création contemporaine. Outre les pièces qu’il a créées, comme Camera Oscura pour la danseuse Catherine Imbert, il se produit, avec Rosella Hightower, dans L et eux la nuit (1989), œuvre chorégraphiée par François Verret. C’est dans Il n'y a plus de firmament, spectacle mis en scène par Josef Nadj en 2003, qu’il fera sa dernière apparition sur scène.

Élégant et imprévisible, Jean Babilée avait tout d’un félin. Ses sauts légendaires, achevés dans un silence parfait, et sa capacité à ralentir le mouvement à l’extrême ou à l’accélérer vertigineusement le caractérisaient. Il envisageait le mouvement avant de le faire et, de ce fait, l’exécutait sans difficulté, dans une fulgurance du geste et une exactitude sans faille. Jean Babilée est décédé d’un cancer du poumon, le 30 janvier 2014, à Paris.

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Agnès IZRINE, « BABILÉE JEAN - (1923-2014) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 juillet 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-babilee/