FATH JACQUES (1912-1954)

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Jacques Fath

Jacques Fath
Crédits : Hulton Getty

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Leçon d'élégance pour jeunes filles rangées, J. Fath

Leçon d'élégance pour jeunes filles rangées, J. Fath
Crédits : Bert Hardy/ Picture Post/ Getty Images

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Manteau et robe signés J. Fath

Manteau et robe signés J. Fath
Crédits : Hulton Getty

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Au-delà des innovations qu'il a introduites dans la couture, Jacques Fath a marqué son temps par son rayonnement personnel, par l'éclat dont il s'entourait : au cours de sa brève carrière, il a proposé à ses contemporains une image brillante et inspirée de la couture.

Jacques Fath

Jacques Fath

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Le couturier Jacques Fath (1912-1954) dessinant des croquis : première étape d'une collection. Photographie en noir et blanc, 1950. 

Crédits : Hulton Getty

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Entré par nécessité chez un agent de change, à l'issue d'études de commerce, et sentant naître en lui la vocation de la mode, il crée d'abord des chapeaux, puis ouvre un salon de couture en 1937, avec trois ouvrières. Ses robes les plus spectaculaires sont destinées à sa femme, Geneviève, d'une grande beauté, rencontrée en 1939. Jacques Fath adhère au style en faveur : robes et tailleurs stricts et structurés pour le jour, amples toilettes romantiques pour le soir. En 1940, le salon s'établit rue François-Ier, puis, en 1944, avenue Pierre-Ier-de-Serbie. Pendant les années de guerre et d'Occupation, le couturier s'est fait connaître par ses petites robes rustiques, pratiques pour aller à bicyclette.

Après la guerre, Jacques Fath s'impose à la fois comme créateur original (il lance la ligne « chasuble » : épaules accentuées, taille étranglée) et comme gestionnaire extrêmement avisé : il est alors le seul couturier sans commanditaire, sans subvention, sans dette. Sous la marque « Jacques Fath université », il crée des modèles de série, donnant une solution personnelle à la question alors débattue du rapport entre haute couture et prêt-à-porter. À partir de 1948, il se rend deux fois par an à New York pour composer des collections de prêt-à-porter, fabriquées et diffusées par l'Américain Joseph Halpert.

Dépourvu de formation technique, Jacques Fath ne sait ni coudre ni couper, mais il est parfaitement entouré, et son équipe compte des « premières d'atelier » chevronnées, comme Catherine Brivet, venue de chez Balmain. Parmi les créations les plus appréciées de Fath dans les années d'après-guerre, on citera ses tailleurs cintrés, à la coupe à la fois savante et stylisée, et ses robes de ville souvent constituées d'enroulements, de drapés, de fronces, qui témoignen [...]

Leçon d'élégance pour jeunes filles rangées, J. Fath

Leçon d'élégance pour jeunes filles rangées, J. Fath

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Le couturier Jacques Fath (1912-1954) initie les pensionnaires d'une institution féminine à la mode. Photographie en noir et blanc, 1950. 

Crédits : Bert Hardy/ Picture Post/ Getty Images

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NEW LOOK - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Farid CHENOUNE
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1939 Le magazine américain Vogue proclame l'avènement de la silhouette « sablier » qui restaure le triptyque seins-taille-hanches et annonce le new look de Christian Dior. 1943 Marcel Rochas crée la « robe-bustier » qui rend les épaules à leur arrondi dans une période où dominent les épaules carrées d'inspiration militai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/new-look-reperes-chronologiques/#i_92858

Pour citer l’article

Guillaume GARNIER, « FATH JACQUES - (1912-1954) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-fath/