BRUNSCHWIG JACQUES (1929-2010)

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Historien de la philosophie. Né à Paris, Jacques Brunschwig fait ses études au lycée Carnot et au lycée Henri-IV avant d'entrer à l'École normale supérieure en 1948. Agrégé de philosophie en 1952, ce cousin de Pierre Vidal-Naquet va s'orienter vers l'histoire de la philosophie antique sous la direction, notamment, de Pierre-Maxime Schuhl, Maurice de Gandillac et Victor Goldschmidt. Il soutient en 1966 sa thèse de troisième cycle à l'université de Paris et, jusqu'en 1994, enseigne tour à tour à Amiens, Nanterre, Paris, ainsi qu'à l'étranger (Princeton, Berlin, Venise et Padoue, Cambridge). On lui doit de nombreux articles, où sont abordés aussi bien l'histoire et les structures de la philosophie antique que les problèmes liés aux conflits d'interprétation dans leur analyse, et ceux qui touchent à la critique textuelle et à la traduction des œuvres. Par le biais d'une lecture minutieuse des textes, Jacques Brunschwig a ainsi fait une large place à l'examen des rhétoriques et des pratiques argumentatives. Outre ses Études sur les philosophies hellénistiques : épicurisme, stoïcisme, scepticisme (1995), on lui doit une monumentale édition des Topiques d'Aristote (1967 et 2006). Avec George Lloyd, il a dirigé un volume collectif, Le Savoir grec, dictionnaire critique (1966). Il s'est également intéressé à Descartes et à Leibniz, donnant des éditions des Essais de Théodicée et des Nouveaux Essais sur l'entendement humain.

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« BRUNSCHWIG JACQUES - (1929-2010) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-brunschwig/