GUTTIFÉRALES

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Relations phylogénétiques

La position systématique comme les limites du groupe des Guttiférales restent assez controversées. J. Hutchinson (1959, 1969), dont la classification a été adoptée dans le présent article, les associe étroitement aux Myrtales, avec lesquelles elles possèdent en commun les feuilles opposées accompagnées de ponctuations glandulaires ou de canaux sécréteurs, mais dont les fleurs épigynes ou périgynes les différencient des Guttiférales aux fleurs hypogynes. D'après le même auteur, elles dériveraient directement des Théales, dont elles s'écartent par leur tendance au groupement des étamines en faisceaux et par leurs feuilles opposées. Elles constitueraient, parallèlement aux Myrtales, le terme d'une série évolutive ayant comme point de départ les Magnoliales.

Pour A. Engler et H. Melchior (1964), l'ordre des Guttiférales se révèle beaucoup plus important et comprend de nombreuses familles, telles les Dilléniacées, les Paeoniacées (pivoine), les Ochnacées, les Diptérocarpacées et les Théacées (théier, camélia).

L. Emberger (1960), quant à lui, inclut les Guttiférales dans le vaste ordre des Pariétales et les range dans le « sous-groupe des Dilléniacées aux Diptérocarpacées » ; celui-ci correspond à quelques exceptions près (Paeoniacées dans les Ranales) à la conception de Melchior.

Enfin, G. L. Stebbins (1974) et A. Cronquist (1981) ont retenu l'ordre des Théales pour y englober les familles classées par Melchior dans l'ordre des Guttiférales compris dans son sens large.


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Écrit par :

  • : ingénieur agronome des régions tropicales, éditeur de la Flore d'Afrique centrale et de Distributiones Plantarum Africanarum, conservateur de l'Herbier d'Afrique tropicale

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MILLEPERTUIS

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 347 mots
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Simple magique célèbre pendant tout le Moyen Âge sous le nom de Fuga daemonum , le millepertuis ( Hypericum perforatum  L.) , cueilli au matin de la Saint-Jean, au plus fort des influences solaires, était censé chasser l'Esprit des ténèbres et guérir les possédés. Son suc rougeâtre est peut-être (« principe des signatures ») à l'origine de la grande réputation de vulnéraire qu'il a connue du xvi e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/millepertuis/#i_6887

Pour citer l’article

Paul BAMPS, « GUTTIFÉRALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 janvier 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guttiferales/