LEGRENZI GIOVANNI (1626-1690)

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Fils et élève de G. M. Legrenzi, Giovanni fut successivement organiste à Bergame, maître de chapelle à Ferrare, puis nommé directeur du Conservatorio dei mendicanti à Venise (1672), poste auquel il ajouta celui de maître de chapelle à Saint-Marc (1685). Sa place dans l'histoire de la musique est importante à plus d'un point de vue. Par son enseignement d'abord : parmi ses nombreux élèves, on compte Lotti, Caldara, Gasparini, Pollarolo, Vivaldi. Par son influence : ses œuvres furent connues et appréciées à l'étranger (Händel lui emprunte des thèmes, Bach compose une fugue thema Legrenzianum elaboratum). Puis par la nouveauté de son œuvre, qui s'exerce dans tous les genres. En 1667, il écrit les premières sonates à deux violons et basse, précédant Corelli, et créant un style de composition qui marquera toute la musique instrumentale européenne. Ces sonates sont les premières à être construites en trois mouvements, structure qui concurrencera celle en quatre mouvements et s'imposera. Son souci de l'orchestration se manifeste dans la réforme de l'orchestre de Saint-Marc (trente-quatre musiciens), mais surtout dans ses œuvres lyriques (dix-huit opéras, de Achille in Sciro, 1664, à Pertinace, 1684). Legrenzi, musicien universel, d'une facilité étonnante, a composé en outre cinq recueils de motets, des psaumes, et six oratorios. La sûreté de l'écriture n'est pas moindre chez lui que la beauté des motifs mélodiques, dont les emprunts d'un Händel ou d'un Bach témoignent suffisamment.

—  Philippe BEAUSSANT

Écrit par :

  • : directeur de l'Institut de musique et danse anciennes de l'Île-de-France, conseiller artistique du Centre de musique baroque de Versailles

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Pour citer l’article

Philippe BEAUSSANT, « LEGRENZI GIOVANNI - (1626-1690) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-legrenzi/