SAMMARTINI GIOVANNI BATTISTA (1700-1775)

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Compositeur italien qui a joué un grand rôle dans la naissance et le développement de la symphonie dans la péninsule, Giovanni Battista Sammartini naît à Milan dans une famille de musiciens. Son père, le hautboïste français Alexis Saint-Martin, venu habiter Turin puis Milan, où il travaille pour le théâtre ducal, a fini par italianiser son patronyme. Son frère aîné, Giuseppe, né à Milan en 1695 et mort à Londres en 1750, deviendra la personnalité musicale la plus importante de la capitale britannique après Haendel et Geminiani. Lui-même fera carrière, à Milan, dans la musique d'église, et aura entre 1760 et 1770 la responsabilité d'au moins sept des principales églises de la ville. Maître de Gluck de 1741 à 1745, il aide et apprécie aussi, lors de leurs séjours respectifs à Milan, Jean-Chrétien Bach, Boccherini et le jeune Mozart. Vers le milieu du siècle, sa musique se répand à travers l'Europe, et influence peut-être le jeune Haydn, qui pourtant, à la fin de sa vie, le traitera de « barbouilleur ». De ses symphonies, au nombre d'au moins soixante-deux authentifiées, il est difficile de tracer une chronologie exacte. Celles en trois mouvements et pour cordes seules comptent vraisemblablement parmi les plus anciennes. Plus tard s'ajoutent les hautbois et les cors, tandis que l'élément purement mélodique prend une importance accrue. Plusieurs de leurs allegros constituent des modèles achevés de forme sonate, avec deux thèmes bien distincts et des développements étendus. Parfois proche de Vivaldi, notamment dans ses concertos (on en possède dix-sept authentifiés), il témoigne aussi à l'occasion d'une nervosité et d'une inquiétude rythmique rares en Italie, et annonçant le Sturm und Drang. Il composa également plus de deux cents sonates, une trentaine de quatuors et de quintettes, et un assez grand nombre de partitions religieuses malheureusement en grande partie perdues (cantates pour solistes et orchestre, Miserere, Magnificat, trois messes). On observe déjà dans celles qui ont été conservées la synthèse, reprise par Jean-Chrétien Bach, entre le style galant et la polyphonie expressive. On lui doit également trois opéras de jeunesse.

—  Marc VIGNAL

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Dans le chapitre « Du baroque au rococo galant »  : […] « À son dernier stade d'évolution, l'art baroque plastique s'affaiblit et se perd dans les mignardises et les joliesses du rococo. Le baroque musical connaît une conclusion parallèle ; dans le style galant, la tension féconde créée par le jeu concertant des voix s'affaiblit et disparaît. La mélodie prétend régner en maîtresse absolue et se débarrasser des ultimes vestiges de la polyphonie » (Gold […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rococo/#i_13170

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Marc VIGNAL, « SAMMARTINI GIOVANNI BATTISTA - (1700-1775) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/giovanni-battista-sammartini/