FARRAR GERALDINE (1882-1967)

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Soprano américaine née le 28 février 1882 à Melrose (Massachusetts, États-Unis), morte le 11 mars 1967 à Ridgefield (Connecticut, États-Unis).

Geraldine Farrar affiche ses talents musicaux dès son plus jeune âge et, si elle abandonne finalement le piano, elle continue à prendre des cours de chant. En 1900, elle se rend à Berlin, où elle fait sensation lors de ses débuts à l'opéra, en 1901, dans Faust de Charles Gounod. Elle passe alors trois années à l'Opéra de Berlin, puis trois autres (1904-1907) à l'Opéra de Monte Carlo, où elle apparaît pour la première fois au côté d'Enrico Caruso dans La Bohème.

Geraldine Farrar fait ses débuts aux États-Unis en 1906, au Metropolitan Opera de New York, dans Roméo et Juliette de Gounod. En février 1907, elle interprète Cio-Cio-San lors de la première représentation de Madame Butterfly au « Met », au côté de Louise Homer et de Caruso, et en présence de Giacomo Puccini lui-même. Grâce à sa jeunesse, sa beauté et sa voix de soprano dramatique, elle fait merveille dans ce rôle, qu'elle va reprendre quatre-vingt-quinze fois au cours de sa carrière au Metropolitan. Pendant les quinze années qui suivent, elle est l'une des grandes figures de la compagnie ; elle apparaît dans une trentaine de rôles, dont les plus célèbres sont Carmen, Thaïs, Gilda, Zerlina, Cherubino, Manon, Mignon et Tosca. Elle fait ses adieux à l'opéra en 1922, dans le rôle-titre de Zaza de Ruggero Leoncavallo.

Carmen, de G. Bizet

Carmen, de G. Bizet

photographie

Photographies promotionnelles pour la reprise de Carmen de Georges Bizet au Metropolitan Opera de New York en janvier 1915. Geraldine Farrar tient le rôle-titre, tandis qu'Enrico Caruso incarne Don José et Pasquale Amato le toréador Escamillo. 

Crédits : D'après "The Victrola Book of the Opera", Samuel Holland Rous/ Victor Talking Machine Company, Camden, N.J., 1921

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Elle se lance alors dans une seconde carrière, au cinéma, jouant dans de petits films muets tels que Carmen (1915), Maria Rosa (1916), Joan the Woman (1917), The Woman God Forgot (1917), The Turn of the Wheel (1918), The Hell Cat (1918), The World and Its Woman (1919), Flame of the Desert (1920) et The Woman and the Puppet (1920).

Geraldine Farrar fait ses adieux au public au Carnegie Hall de New York en novembre 1931, et publie son autobiographie, Such Sweet Compulsion, en 1938.

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Pour citer l’article

« FARRAR GERALDINE - (1882-1967) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/geraldine-farrar/