MARCHAIS GEORGES (1920-1997)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Né à La Hoguette (Calvados) de père mineur, Georges Marchais entre à vingt ans comme mécanicien ajusteur à la Société nationale de construction aéronautique du Centre. Au cours de l'Occupation, il part travailler en Allemagne ; cette période de sa vie donnera lieu, après son accession à la tête du P.C.F., a une importante polémique qui se poursuivra devant les tribunaux.

Dans un premier temps, Georges Marchais entre dans le combat syndical. En 1946 il devient secrétaire du syndicat des métaux d'Issy-les-Moulineaux, puis secrétaire du centre intersyndical C.G.T. toujours à Issy-les-Moulineaux (1951) et enfin secrétaire de l'Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie de la Seine (1953).

Le permanent syndical progresse aussi très rapidement dans la hiérarchie du Parti communiste dont il est membre depuis 1947. Il a été remarqué par Maurice Thorez. En 1956, Georges Marchais devient secrétaire de l'importante fédération Seine-Sud, celle du secrétaire général, en même temps qu'il entre au comité central comme membre suppléant. Trois ans plus tard, il devient titulaire et surtout membre du bureau politique.

Son ascension se confirme à l'occasion de l'affaire Servin-Casanova, en 1961. Il succède alors à Marcel Servin au poste clé de secrétaire à l'organisation. Le protégé de Maurice Thorez établit de bonnes relations avec le nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Le secondant comme secrétaire général adjoint à partir de 1970, il lui succède en 1972 quand Waldeck Rochet est empêché par la maladie de continuer ses activités. Georges Marchais est alors peu connu des Français : il se révélera progressivement à la faveur de ses prestations télévisées.

Son action politique s'exerce autant dans la phase d'ouverture, que symbolise la signature en 1972 du Programme commun de gouvernement avec les socialistes et les futurs radicaux de gauche, que dans la phase de fermeture, qui trouve son apogée à la fin des années 1970. Il s'en prend alors à ce qu'il appelle le « virage à dro [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Écrit par :

Classification

Autres références

«  MARCHAIS GEORGES (1920-1997)  » est également traité dans :

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période post-gaullienne (1969-1981)

  • Écrit par 
  • Pierre BRÉCHON
  •  • 6 873 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « La défaite de Valéry Giscard d'Estaing en 1981 »  : […] La bataille électorale apparaît très indécise à la veille de l'élection présidentielle. Du côté de la majorité, le président souhaite se présenter pour un nouveau mandat mais son bilan risque d'être sanctionné, d'autant plus qu'il est éclaboussé par l'affaire des diamants et par sa longue amitié avec l'empereur centrafricain Bokassa. Jacques Chirac est évidemment son principal adversaire à droite, […] Lire la suite

PCF (Parti communiste français)

  • Écrit par 
  • Bernard PUDAL
  •  • 7 066 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L'inertie de la configuration stalinienne (1978-1993) »  : […] Après 1978, les compromis instables et fragiles de la période antérieure cèdent dès lors la place à des conflits ouverts, qui se succéderont, accompagnant ou précédant les nombreux départs d'intellectuels, plus ou moins discrets, et le recul des effectifs militants. La direction du P.C.F. choisit de se replier sur son « passé ». La période 1978-1993 peut être analysée comme une période d'attente f […] Lire la suite

Les derniers événements

France. XXIXe congrès du P.C.F. 18-22 décembre 1996

, « la continuité l'emporte sur la mutation », notamment au sujet de l'Europe. Georges Marchais quitte également le bureau politique. Plusieurs autres figures historiques quittent le comité national, comme Roland Leroy, Henri Krasucki, Madeleine Vincent ou Jacques Denis. […] Lire la suite

France. Mise en examen de dirigeants communistes pour recel de trafic d'influence. 10 octobre 1996

Georges Marchais, ancien secrétaire général du Parti communiste (P.C.) et Robert Hue, actuel secrétaire national, ainsi que deux autres dirigeants communistes sont mis en examen pour recel de trafic d'influence dans le cadre d'une enquête sur le versement de plus de 15 millions de francs […] Lire la suite

France. Robert Hue élu secrétaire national du Parti communiste. 29 janvier 1994

, au poste de secrétaire national, qui remplace celui de secrétaire général. Robert Hue succède à Georges Marchais qui assurait ces fonctions depuis décembre 1972, après avoir été élu secrétaire général adjoint en février 1970. Charles Fiterman, Roland Leroy et Henri Krasucki quittent le bureau […] Lire la suite

France. Débat au sein du P.C.F. 3-15 septembre 1991

public aussi nombreux que les années précédentes, Georges Marchais déclare porter « avec fierté » le nom de communiste, symbole de « valeurs humanistes » toujours « vivantes et actuelles ». […] Lire la suite

France. Le paysage politique ébranlé par le putsch conservateur en U.R.S.S. 19-29 août 1991

, dans une lettre adressée à Georges Marchais, la réunion « dans les meilleurs délais » de cette instance. Parmi les neuf signataires figurent Charles Fiterman, Anicet Le Pors et Jack Ralite, anciens ministres. Le 29, Charles Fiterman, principal porte-parole des « refondateurs » du P.C.F., lance un […] Lire la suite

Pour citer l’article

Christian SAUVAGE, « MARCHAIS GEORGES - (1920-1997) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-marchais/