MASPERO GASTON (1846-1916)

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Parmi les savants qui ont illustré l'égyptologie française, aux côtés de Jean-François Champollion et de Mariette Pacha il faut évoquer Gaston Maspero.

Né à Paris en 1846, d'ascendance italienne, interne au lycée Louis-le-Grand, cet élève studieux et brillant s'initia très tôt aux hiéroglyphes ; entré à l'École normale supérieure, il pouvait dès 1867 présenter à Mariette une traduction de la Stèle du songe récemment découverte au Soudan. Choisi par Emmanuel de Rougé en 1869 comme répétiteur pour la chaire d'Égyptologie du Collège de France, il lui succéda en 1874 – il n'avait que vingt-six ans – et assura ainsi l'enseignement à ce poste prestigieux durant quarante-deux ans. En 1870, Maspero s'était engagé dans la garde mobile et, ayant pris part aux combats de Buzenval et de Montretout, il demanda alors sa naturalisation ; peu après, il épousait la fille du correspondant français du Daily Telegraph, Ettie Yapp, ravissante beauté qui mourut prématurément et qui a été célébrée par un admirable poème de Mallarmé. Gaston Maspero devait plus tard se remarier avec Louise d'Estournelles de Constant dont il eu deux fils : Henri, sinologue renommé, mort en déportation en 1945, et Jean, un byzantinologue, tombé à Vauquois-en-Argonne, en février 1915.

Durant sa vie marquée de bonheurs et de succès éclatants, mais aussi de deuils tragiques, Gaston Maspero réalisa une œuvre qui a profondément marqué l'égyptologie. À la fin de 1880, Jules Ferry lui confia la charge de créer une mission permanente en Égypte, à l'instar des Écoles françaises d'Athènes et de Rome. À peine était-il débarqué que mourait Auguste Mariette ; le jeune savant est aussitôt nommé directeur du musée et des fouilles du Khédive. Les découvertes sensationnelles se succèdent. D'abord, à l'intérieur des vestiges des pyramides des pharaons de la fin du Ve et de la VIe dynastie (vers 2350-2250 env. av. J.-C.), les dégagements des chambres lui livrent les Textes des Pyramides : la plus ancienne composition funéraire de l'humanité. Puis la cachette de [...]


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  • : secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres

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Pour citer l’article

Jean LECLANT, « MASPERO GASTON - (1846-1916) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-maspero/