FRÉJUS

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Forum Julii (Fréjus) est mentionné pour la première fois dans la correspondance de Cicéron, en ~ 43, mais on ne sait rien sur l'emplacement ni sur l'importance de l'agglomération primitive. Son nom fait supposer la création ou la réorganisation par César d'une étape sur la route d'Italie en Espagne. Le port prend de l'importance avec la venue de la flotte d'Actium (~ 31). L'installation des vétérans de la VIIIe légion en fait une colonie romaine (Colonia Julia Octavanorum) et donne à la ville un aspect nouveau ; une enceinte fortifiée est construite ; la cité connaît son apogée au ier siècle. Le départ de la flotte, dont toute trace disparaît après le iie siècle, entraîne une décadence ; la ville reste cependant un centre administratif important (un évêché est créé peu après 374) ; elle subit les incursions des Sarrasins installés dans la région du Freinet (l'évêque Ridulphe reçoit alors du comte de Provence la moitié de la cité et du port), mais on ne sait que fort peu de choses sur Fréjus pendant le haut Moyen Âge. À partir du xie siècle, la cité semble se repeupler : la cathédrale est reconstruite, l'enceinte restaurée ; la foire attire de nombreux marchands, même étrangers. De nouveaux faubourgs se développent, vers l'est, puis vers l'ouest. Au début du xvie siècle, la ville compte 350 maisons habitées (pour 266 en 1471). Elles débordent l'enceinte médiévale. Une nouvelle enceinte les englobe (1577-1584). L'envasement progressif du port (qui finira par être comblé artificiellement) réduit l'activité de la ville. Ce port joue un rôle dans l'histoire du Directoire et du premier Empire : le 8 octobre 1799, Bonaparte y aborde en rentrant de sa campagne d'Égypte ; en 1814, l'Empereur déchu s'y embarque pour l'île d'Elbe. Fréjus demeure, pendant tout le xixe siècle, un gros bourg agricole. Depuis le début du xxe siècle, la ville a pris un nouvel essor avec l'extension de la culture de la vigne et des primeurs, puis avec le développement du tourisme. Fréjus a été endeuillée, le 2 décembre 1959, lorsque la rupture du barrage de Malpasset, sur le Reyran, a causé l'inondation de la basse ville et a fait plus de quatre cents morts. En 2005, la ville comptait 48 800 habitants. La communauté d'agglomération Fréjus - Saint-Raphaël en avait 85 000.

—  Thérèse CHARMASSON

Écrit par :

Classification


Autres références

«  FRÉJUS  » est également traité dans :

GAULE

  • Écrit par 
  • Jean-Paul DEMOULE, 
  • Jean-Jacques HATT
  •  • 26 409 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Les grands travaux d'équipement »  : […] À cet équipement monumental des villes et des campagnes sont liées deux catégories de travaux d'utilité publique : les adductions d'eau et les routes. Les grands thermes urbains devaient être desservis par d'immenses aqueducs qui ont laissé des vestiges souvent impressionnants (pont du Gard  ; piles de Jouy-aux-Arches, près de Metz). L'alimentation en eau de source fut un des soucis majeurs des Ro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaule/#i_16848

MALPASSET RUPTURE DU BARRAGE DE

  • Écrit par 
  • Yves GAUTIER
  •  • 294 mots

Le 2 décembre 1959, le barrage de Malpasset, obturant l'étroite vallée du Reyran à 8 kilomètres en amont de Fréjus (Var) cédait, libérant 25 millions de mètres cubes d'eau qui dévastèrent plusieurs quartiers de Fréjus ; le flot tua 421 personnes au cours de sa terrible course de 11 kilomètres jusqu'à la Méditerranée. L'enquête sur les causes de cette catastrophe fut longue. L'ouvrage était de bonn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rupture-du-barrage-de-malpasset/#i_16848

Pour citer l’article

Thérèse CHARMASSON, « FRÉJUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/frejus/