CARNEGIE FONDATIONS

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La vie brillante d'Andrew Carnegie, qui avait saisi la nécessité d'imposer le respect par la philanthropie, l'amène à connaître l'intelligentsia européenne (artistes, philosophes, scientifiques) ; son expérience industrielle lui permet de comprendre le rôle que peut jouer, dans le système de défense du jeune capitalisme américain, une élite comparable à celle de l'Europe. Dans la mesure où l'État fédéral n'était pas suffisamment engagé dans la voie de la consolidation d'une telle élite, il revenait au capitalisme avancé de s'y engager en pionnier. Aussi, après avoir vendu à John Pierpont Morgan son empire bâti à Pittsburgh sur le charbon et l'acier, manifeste-t-il sa volonté de jouer un rôle déterminant dans le développement culturel et social. Carnegie place ses capitaux dans des fondations — exonérées d'impôts — qu'il crée à partir de 1901 ; dans ses années d'activité industrielle, il avait déjà fait des dotations directes qui, allégeant ses charges fiscales et contribuant à son renom, étaient d'un intérêt opérationnel moins grand que les fondations : bibliothèques publiques, musée (Carnegie Institute of Pittsburgh en 1896), université (Carnegie Institute of Technology en 1900). Il crée successivement les fondations suivantes : Carnegie Trust for the Universities of Scotland (1901) ; Carnegie Institution of Washington (1902), destinée à encourager la recherche fondamentale dans le domaine scientifique ; Carnegie Hero Fund (1904), afin de récompenser les auteurs civils d'actes d'héroïsme ; Carnegie Foundation for the Advancement of Teaching (1905), destinée à promouvoir une plus grande stabilité de la profession d'enseignant, par le versement de retraites en particulier, fondation qui publia en 1910 un rapport (Medical Education in the United States) qui eut une grande importance pour la réforme des études médicales aux États-Unis ; Carnegie Endowment for International Peace (1910), afin de fin [...]

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Écrit par :

  • : chargé de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique

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CARNEGIE ANDREW (1835-1919)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 366 mots

Né à Dunfermline (Écosse), Carnegie voit sa famille émigrer aux États-Unis, en 1848, et s'établir près de Pittsburgh. Après avoir été employé dans une manufacture de textile, il est télégraphiste ; travaillant ensuite dans une compagnie de chemins de fer, il préconise la mise en service de wagons-lits. En 1862, il fonde la Keystone Bridge Works – qui établit le premier pont métallique sur l'Ohio – […] Lire la suite

FONDATIONS

  • Écrit par 
  • Michel POMEY
  •  • 6 746 mots
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Dans le chapitre « Taille et importance financière »  : […] Dès 1790, Benjamin Franklin créait deux fondations aux États-Unis, l'une à Boston, l'autre à Philadelphie. En 1846 naquit la Smithsonian Institution de Washington, mais la première grande fondation américaine de type moderne, la fondation Peabody (pour l'éducation dans le Sud), date de 1867. Dans les années 1900 furent créées, notamment, la Carnegie Institution de Washington et la Russell Sage Fo […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre SPITZ, « CARNEGIE FONDATIONS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/fondations-carnegie/